O-Tour Bike-Marathon, am Sonntag, 9. September 2018 in Alpnach.
Foto Martin Platter

Urs Huber en route pour un quatrième titre de champion suisse

Urs Huber compte bien remporter ce dimanche une cinquième couronne lors de l’Iron Bike Race et devenir du même coup champion suisse de mountain bike marathon pour la quatrième fois. Une victoire lui permettrait en plus de remporter une sixième fois le classement général de la Bike Marathon Classics. Chez les femmes, tout se jouera à nouveau entre Esther Süss et Ariane Lüthi. Pour Arianne et Urs, ce serait également l’occasion de reprendre leur titre de 2016 gagné à Evolène!

Texte et photos: Martin Platter

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Après sa fracture de la clavicule à la mi-août lors de l’Eiger Bike Classics, Urs Huber a fait un retour auquel peu de gens s’attendaient. En terminant deuxième de la Forestière dimanche dernier, Le Mettmenstetter a remporté l’Alpine Bike Cup dimanche dernier. Il abordera donc dimanche prochain l’Iron Bike en pleine confiance, avec en plus l’avantage de connaître le parcours comme sa poche. Il part donc favori pour remporter une cinquième édition de cette course après 2016, 2015, 2014 et 2008. Sa motivation sera d’autant plus grande que l’enjeu est élevé, l’Iron bike faisant cette année non seulement office de finale de la Bike Marathon Classics, mais également de championnats suisses, pour la deuxième fois après 2006. Après avoir dû faire l’impasse l’année dernière sur les championnats suisses et sur le classement général de la Bike Marathon Classics en raison d’une blessure, le Zurichois compte bien prendre sa revanche cette année et n’a jamais caché que décrocher le titre national est un des objectifs principaux de sa saison.  

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Le titre de champion national a toujours attiré des coureurs de cross-country les années précédentes et cette année ne fera pas exception à la règle. Martin Fanger d’Obwald s’est déjà inscrit et il ne serait pas surprenant que le vainqueur de 2010, Florian Vogel, ou le quatrième des Championnats du monde de marathon et champion suisse de cross country, Mathias Flückiger, soit également sur la ligne de départ le jour de la course. Outre les spécialistes locaux du marathon tels que le vainqueur de l’an dernier et détenteur du titre de champion suisse Konny Looser, le leader du marathon cycliste classique Hansueli Stauffer et troisième du classement intermédiaire BMC Adrien Chenaux, des coureurs étrangers de renom qui pourraient influencer le déroulement de la course sont également inscrits. Les Italiens Mattia Longa et Cristiano Salerno, dernier vainqueur de l’Eiger Bike Challenge seront à suivre de près.

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Mais Huber ne se laisse pas impressionner et pour lui c’est clair : « Le vainqueur sera suisse. » Ce qui laisse difficilement cacher le doute sur ses ambitions. Et pour ne rien laisser au hasard, le Zurichois a bien reconnu les derniers kilomètres de course qui ont été modifiés cette année par les organisateurs. Dans le Chälen, la route goudronnée en direction d’Einsiedeln est désormais prise en sens inverse sur quelques centaines de mètres avant de prendre un virage serré à 90 degrés et de continuer par Müserberg jusqu’à l’alpage et le belvédère St. Benedikt. Ce n’est qu’ensuite que l’itinéraire descend rapidement de Friherrenberg à Klosterweiher et via Weisswindgarten jusqu’à l’arrivée sur la fameuse place du couvent.

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Du côté des femmes, le suspense est presque aussi grand que chez les hommes. Ariane Lüthi, qui avait terminé 6ème des derniers championnat du monde et devant Esther Süss semble avoir pris l’ascendant sur son ainée. Mais Esther Süss, qui vise son huitième titre de championne suisse à Einsiedeln saura user de son expérience face à Lüthi qui compte bien décrocher un troisième titre. Autre détail intéressant , Esther Süss était déjà sur le podium lors des derniers championnats suisses en 2006 en tant que médaillée d’argent à Einsiedeln.

 

Horaire des courses:  

08 h, départ 101 km de la place du couvent d’Einsiedeln

dès 08 h 25, départ 77 km de la place du couvent d’Einsiedeln

dès 10 h 30, départ 53 km de la place du couvent d’Einsiedeln

dès 12 h 30, départ 33 km d’Euthal

dès 11h 40, Arrivée  

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mtb

Championnats du Monde, trois Suisses pour une médaille

Une semaine après les mondiaux de cross-country et de descente à Lenzerheide, c’est au tour des marathoniens de se disputer les titres de champion du monde ce weekend en Italie. Après 2015 et la Hero Serondella les championnats du monde auront à nouveau lieu dans les Dolomite mais cette fois dans le cadre de la 3Epic. Avec un nouveau parcours de 102km et 4’200D+ pour les hommes et 89km et 3’400D+ pour les femmes, cette édition n’aura pas grand-chose à voir avec la course 2017, disputée à Singen en Allemagne et qui avait vu des arrivées au sprint aussi bien chez les hommes que chez les femmes. La tactique aura cette fois une importance bien moindre et la course se jouera à n’en pas douter dans les montées.

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Du côté suisse, il seront quelques un à espérer tirer leur épingle du jeu, avec pour commencer Urs Huber, qui n’a plus remporté de médailles à ce niveau depuis 2008. Le Zurichois qui a démontré le weekend dernier que sa fracture de la clavicule n’est plus qu’un mauvais souvenir devrait pouvoir se mêler à la lutte pour le podium. Alban Lakata, champion du monde en titre et détenteur du plus grand nombre de médailles dans des championnats du monde devant Christoph Sauser fera sans doute à nouveau parler son expérience. Depuis 2013, l’Autrichien s’est systématiquement classé parmi les deux premiers ! Les italiens, habitués à être très performant sur leurs terres ne seront sans doute pas en reste, à commencer par Samuele Porro, vainqueur de la 3Epic en 2017. Chez les Suisses la dernière médaille remonte déjà à 2015 lorsque Christoph Sauser avait terminé vice-champion du monde pour la dernière course de sa carrière avant son rapide comeback au printemps 2017.

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Chez les dames, en l’absence de Jolanda Neff, championne du Monde 2016, tous les espoirs reposent sur Esther Süss, vainqueur en 2010 et cinq fois sur le podium et Ariane Lüthi, qui attend toujours une première médaille. Cette année les deux femmes sont au coude à coude, même si Ariane semble avoir pris un petit ascendant sur son aînée après l’avoir devancée aussi bien lors de l’Eiger que lors de l’O-Tour le weekend dernier. Ariane Lüthi a aussi franchi un palier en remportant une première médaille de bronze dans un championnat majeur à l’occasion des championnats d’Europe ce printemps.

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Du côté des romands, Adrien Chenaux, qui se rend à ces championnats du monde avant tout pour acquérir de l’expérience sera sans doute le meilleur représentant. Pour le fribourgeois, il s’agit de sa toute première expérience à ce niveau. Il sera accompagné sur place par son coéquipier au sein du Team Bergamont Papival, Emilien Barben. Chez les dames,  Barbara Liardet est l’unique romande à avoir été sélectionnée par Swiss-Cycling.

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O-Tour Bike-Marathon, am Sonntag, 9. September 2018 in Alpnach.
Foto Martin Platter

Hansueli Stauffer et Ariane Lüthi remportent l’O-Tour

Hansueli Stauffer remporte pour la première fois l’O-Tour-Marathon et devient le nouveau leader de la Bike Marathon Classics. Le favori Urs Huber a été victime d’un ennui technique dans la dernière descente et termine deuxième devant Martin Fanger. Adrien Chenaux termine bon cinquième juste devant Emeric Turcat. La course des femmes a suivi le même schéma et la leader de la série Esther Süss a du s’avouer vaincue par Arianne Lüthi.

Photos et texte Martin Platter

Urs Huber résume bien la situation après avoir franchi la ligne d’arrivée ne deuxième position :  » Cette fois-ci, j’ai eu de la malchance et Hansueli en a profité, mais d’habitude c’est lui qui est victime d’ennuis techniques, donc cette victoire est méritée. Il a su router de manière intelligente « . Le classement final avait déjà commencé à prendre forme sur les flancs de Pilatus.  Sous le tempo dicté par Huber, le groupe de tête s’est décomposé dans la montée vers Lütholdsmatt où seuls l’ancien champion belge Frans Claes, Andreas Moser et Hansueli Stauffer ont pu tenir la roue arrière de Huber. Dans la descente de Langis, Frans Claes a été victime d’une crevaison et à du mettre une chambre à air. Suite à cet incident qui lui a coûté quelques minutes, le belge n’aura jamais pu revenir sur le groupe de tête.

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Dans les rampes raide menant à l’Ächerlipass, Huber a de nouveau poussé le rythme, contraignant Martin Fanger à le laisser partir. Stauffer de son côté n’a pas essayer de suivre les deux coureurs et à continuer la montée à son rythme, imperturbable, ce qui se sera finalement avéré payant. Une fois de plus Huber a été touché par un coup du sort : une crevaison lente à la roue arrière a forcé le Zurichois à s’arrêter pour regonfler. Stauffer a alors pu prendre la tête pour ne plus la lâcher jusqu’à l’arrivée. Avec cette victoire, il détrône l’ancien leader Adrien Chenaux, qui est arrivé en cinquième position. Les positions sont néanmoins encore très serrées, et le fribourgeois garde encore toutes ses chances de reprendre son maillot lors de la dernière étape. Le Français Emeric Turcat terminait juste derrière, au sixième rang. Une belle performance pour un coureur qui revenait tout juste à la compétition et qui s’est donc rassuré avant les championnats du monde!

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« J’ai délibérément attaqué l’Ächerlipass à mon rythme, mais j’ai rapidement pu rattraper Martin Fanger qui avait essayé de suivre Urs Huber et qui payait ses efforts. Quand je l’ai vu devant moi, ça a dopé ma motivation et m’a donné de nouvelles forces. Et finalement j’ai pu rattraper Urs lorsqu’il a dû s’arrêter à cause de la crevaison. Au final j’ai eu beaucoup de chance », déclarait Stauffer, forcément heureux de sa victoire. Huber avoue :  » Bien sûr, quatre semaines après ma fracture de la clavicule, je ne voulais pas prendre tous les risques dans la descente de l’Acherlipass. Je suis satisfait de mon résultat. » Martin Fanger expliquait son écart dans la première montée par son choix de VTT :  » Aujourd’hui, j’ai roulé sur un fully un peu plus lourd que les hardtails de mes concurrents. Ce retard ne m’a pas inquiété et comme prévu, j’ai pu rattraper rapidement mon retard dans les descentes techniquement plus exigeantes. » Le jeu s’est ensuite  répété à Ächerli. Huber s’est éloigné et Stauffer a pu le doubler aussi : « Dans cette descente, je n’ai pas pu rattraper l’écart. Avec tous les rochers dans la piste et les gars du petit tour, le risque était trop grand pour que j’aille à fond. »

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Chez les femmes, Ariane Lüthi se réjouissait de sa deuxième victoire sur  l’O-Tour après 2013 :  » Pour moi, il est important de savoir que la forme est bonne en vue du prochain Championnat du Monde de Marathon. Le fait que j’ai pu le confirmer avec la victoire sur l’O-Tour est bien sûr fantastique. » Esther Süss a pu prendre la tête dans la montée vers le col de l’Ächerlipass, mais comme Huber, elle a elle aussi été victime d’une crevaison et a du s’arrêter pour gonfler un pneu qui perdait progressivement de l’air. Mais Lüthi a elle aussi connu quelques problème : « J’ai glissé et je suis tombée. La selle s’est tordue, mais j’ai réussi à la réparer à nouveau. Heureusement, ça ne m’a pas pris longtemps. » Süss a pris sa défaite avec philosophie : « Mieux vaut les problèmes aujourd’hui que la semaine prochaine aux Championnats du monde de marathon ou la semaine d’après aux Championnats suisses à Einsiedeln. » Andrea Ming, qui a terminé troisième, a réussi à bien suivre les deux meilleurs au départ, mais a ensuite perdu la tête dans la montée vers Richmettlen au kilomètre douze. « Le début fut très agréable pour moi. Je croyais qu’ils ne conduisaient pas à pleine capacité. À un moment donné, ils ont changé de rythme. J’ai dû les laisser partir. Les descentes étaient glissantes, donc je n’ai rien risqué, » dit Ming.

Résultats:  
Hommes (86 km): 1. Hansueli Stauffer (Sigirswil) 3:46:06. 2. Urs Huber (Mettmenstetten) 1:18. 3. Martin Fanger (Genf) 2:55. 4. Andreas Moser (Madiswil) 7:04. 5. Adrien Chenaux (Fribourg) 7:20. 6. Emeric Turcat (Lausanne) 10:23. 7. Roger Jenni (Jenaz) 11:28. 8. Konny Looser (Hinwil) 12:37. 9. Andreas Kleiber (De) 13:45. 10. Marc Stutzmann (Rüfenacht, BE) 19:25.

Femmes (86 km): 1. Ariane Lüthi (Thun) 4:32:41. 2. Esther Süss (Küttigen) 3:05. 3. Andrea Ming (Neerach) 24:15.  4. Janine Schneider (De) 35:59. 5. Antonia Bünter (Bern) 46:15.

Hommes (45 km): Jeremias Marti (Gettnau) 2:04:36. 2. Simon Brändli (Zürich) 4:11. 3. Lars Zumstein (Samedan) 6:15. 4. Fardri Barandun (Samedan) 6:17. 5. Stijn Appel (Ho) 7:58. 6. Andreas Plüss (Aarburg) 9:28. 7. Janis Spescha (Chur) 9:38. 8. Silva Kälin (Unteriberg) 9:52. 9. Patrick Zürcher (Oey) 10:21. 10. Hansjürg Brügger (Frutigen) 10:56.

Femmes (45 km): 1. Renata Bucher (Luzern) 2:38:36. 2. Tanja Blickenstorfer (Horgen) 4:21. 3. Alexandra Lehmann (Oey) 6:34. 4. Fabienne Niederberger (La Tour-de-Trême) 8:03. 5. Margrit Abächerli (Erstfeld) 11:17.

 

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O-Tour: le nouveau champion de France reprend du service

Après quelques mois de pause, le nouveau champion de France Emeric Turcat a choisi l’O-tour pour faire son retour sur le circuit . De son côté, Urs Huber, à peine remis de sa fracture de la clavicule se sent tellement en forme qu’il vise une nouvelle victoire à Alpnach. Face à eux, de nombreux contradicteurs tenteront de tirer leur épingle du jeu, à commencer par le régional Martin Fanger, qui attend toujours une première victoire, mais aussi le Fribourgeois Adrien Chenaux, toujours leader de la série et le champion belge Frans Claes, régulièrement aux avant-postes sur cette course!

Photos Martin Platter

Avec l’O-tour, qui compte également comme quatrième étape de la bike marathon classic, c’est le sprint final des courses marathon qui commence ce dimanche du côté d’Alpnach. Le weekend suivant auront lieu les championnats du Monde en Italie, puis la Forestière qui fera office de dernière manche de l’Alpine Bike Cup, avant la finale de la Bike Marathon Classic à Einsiedeln, où se jouera également le titre de champion suisse de la discipline. Autant dire que les prochains week ends vont être passionnants à suivre et du côté suisse, tous les regards seront naturellement tournés vers Urs Huber. Un mois après sa fracture de la clavicule lors de l’Eiger Bike Marathon, le champion zurichois qui vient de signer un nouveau contrat de 3 ans avec son équipe Bulls est à nouveau d’attaque et compte bien renouer avec la victoire ce weekend déjà. 

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Ils seront nombreux à vouloir contrarier les plans du Zurichois. A commencer par le spécialiste de cross country, Martin Fanger, le régional de l’étape qui connaît la région comme sa poche. Après s’être imposé en 2009 sur la distance moyenne, il ne cache pas qu’il aimerait enfin franchir la ligne d’arrivée en tant que vainqueur du parcours de 86 km à Alpnach. Le champion belge Frans Cleas, qui affectionne particulièrement cette course où il a déjà terminé plusieurs fois sur le podium fait aussi partie des favoris. Tout comme le vainqueur de l’an dernier, Marc Stutzmann, qui s’est montré en pleine forme avec sa deuxième place il y a deux semaines au National Park Bike Marathon. Il ne faudra pas non plus oublier son coéquipier au sein de l’équipe Thömus, Andreas Moser qui s’est montré très régulier tout au long de la saison. Le champion suisse Konny Looser, quatrième l’an dernier, sera également à suivre de près, tout comme son coéquipier Hansueli Stauffer qui a terminé deuxième l’an dernier.

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Chez les romands, tous les espoirs reposeront sur Adrien Chenaux l’actuel leader de la série. L’année dernière, c’est sur les mêmes pentes de l’o-tour qu’il avait dû laisser filer ce maillot, et le Fribourgeois aura sans doute à coeur de faire mieux cette année et fera tout pour conserver sa première place jusqu’à Einsiedeln. En l’absence du Valaisan Arnaud Rapillard, qui avait terminé troisième en 2016, et qui est malade cette année, le team SWTY Mountain Tschopp pourra compter sur Emeric Turcat. Le coureur français établi à Lausanne, qui avait interrompu sa saison juste après avoir remporté son titre de champion de France début juillet, sera de retour aux affaires et inaugurera du même coup son nouveau maillot tricolore!

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Du côté des femmes on se dirige vers un duel au sommet entre Esther Süss et Arianne Lüthi. Jusqu’ici, Süss a remporté toutes les éditions de l’O-Tour auxquelles elle a pris part sauf en 2010 où elle avait du s’incliner face à l’ancienne skieuse et coéquipière Erika Dicht. Arianne Lüthi qui a déjà terminé devant Esther à l’occasion de l’Eiger Bike Challenge, espère bien rééditer cet exploit. Une victoire lui permettrait de faire le plein de confiance une semaine avant le gros objectifs de sa saison, à savoir les Mondiaux où elle s’est fixé pour objectif de décrocher une nouvelle médaille après celle glanée lors des championnats d’Europe en début de saison.

Horaire des courses:
07h45, Départ Dames licenciées, 86 km
07h46, Départ Dames marathon Fun, 86 km
08h00, Départ Hommes licenciés, 86 km
08h01, Départ Hommes Fun, 86 km
08h25, Départ demi-marathon dames et hommes (tous), 45 km
08h50, Départ E-Mountainbike demi-marathon dames et hommes (tous), 45 km
09h00, Départ EasyMarathon/Team4Fun, 37 km
10h15, Arrivée demi-marathon
11h45, Arrivée marathon

 

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17. Nationalpark Bike-Marathon, der aufgrund schlechter Wetterprognosen für einmal nur auf der Putèr-Strecke zwischen S-chanf und Scuol ausgetragen wurde. Gefahren wurde aber in den gemeldeten Feldern Vallader, Jauer und Livignasko. Foto Martin Platter

Chenaux reste aux commandes de la Bike Marathon Classics après l’étape grisonne

En terminant 6ème de la National Park Bike Marathon, Adrian Chenaux a pu conserver la tête du classement de la Bike Marathon Classics. Au terme des 47km c’est l’Allemand Simon Stiebjahn qui s’est imposé au sprint devant le Bernois Marc Stutzmann et l’Italien Mattia Longa d’Italie. Avec sa huitième place, Urs Huber, qui s’est cassé la clavicule il y a deux semaines lors de l’Eiger Bike Challenge, démontre qu’il faudra encore compter sur lui pour la fin de la saison. Chez les dames, Esther Süss s’est à nouveau imposée en solitaire.

Photos Martin Platter

Sur un parcours largement réduit en raison des mauvaises conditions météorologique, la décision s’est jouée 17 km avant l’arrivée. Sous le rythme dicté par Kristian Hynek, le groupe de tête de 15 hommes a explosé dans la montée vers Guarda. Seuls l’Italien Mattia Longa, l’Allemand Simon Stiebjahn et les Suisses Marc Stutzmann et Andreas Moser ont pu suivre la roue du Tchèque double médaillé de bronze des Championnats du Monde. De son côté, le leader de la série, Adrien Chenaux, habitué à ne rien lâcher, a pu revenir sur le groupe au sommet de la montée. Stiebjahn a remporté le sprint du groupe de six avec maestria. « J’étais content de pouvoir faire partie de ce groupe de six. Je savais que je pouvais bien sprinter et je comptais sur une arrivée massive et c’est ce qui s’est passé. La course était passionnante et je pense que les organisateurs ont pris la bonne décision en raccourcissant la course. Je me réjouis de revenir l’année prochaine sur le parcours complet. » 

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En terminant dernier du sprint, Chenaux payait sans doute ses efforts pour revenir sur le groupe. Mais pour lui l’important était forcément d’avoir pu conserver sa place en tête de la série : »Comme attendu, on a roulé à bloc du début à la fin. J’ai eu des moments plus compliqués que d’autres mais j’ai très bien su les gérer. J’ai pu faire un très gros effort avant Guarda pour revenir sur le groupe de tête et ainsi conserver la tête du classement. J’ai pas abordé le dernier km dans la meilleure position en étant 6ème et je n’ai pas eu l’explosivité nécessaire pour remonter une ou deux places qui aurait été encore une meilleure opération. Mais je suis content du déroulement pour moi de cette course sprint ! ». Ce résultat confirme une fois de plus la régularité et la capacité du coureur du Team Papival Bergamont à s’adapter à toutes les situations. Son regard est déjà tourné vers les prochaines échéances:  » Pour moi, l’objectif est un podium final sur cette Garmin Bike Marathon Classics. Les écarts en points sont très serrés et tout sera encore ouvert au départ de la dernière manche, les championnats de suisse à Einsiedeln ! Une course qui comptera double pour bien des coureurs. Pour ce qui est de ma prochaine course, l’O-tour, j’espère une météo clémente ou tout du moins pas trop fraîche comme l’année passée. Les montées raides me conviennent bien et j’espère un nouveau top résultats sur cette belle compétition. ». Une semaine après, le Fribourgeois sera aligné sur les championnats du Monde dans les dolomites, où le but sera avant tout d’engranger de l’expérience: « J’y serai en compagnie de mon coéquipier Emilien Barben. Prendre un maximum de plaisir et découvrir une nouveau parcours seront notre philosophie. On verra à l’arrivée ce que ça donnera au niveau du résultat. ».

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Urs Huber, qui s’était cassé la clavicule lors d’une chute il y a deux semaines à l’Eiger Bike Challenge, avait finalement décidé de prendre le départ et a démontré qu’il est déjà presque en pleine possession de ses moyens en terminant à la huitième place. « Après ma chute il y a treize jours, personne n’aurait imaginé que je puisse être sur un VTT aujourd’hui. Je suis moi-même le premier surpris de la tournure des évènements. Même si les sensations étaient pas au top, en raison sans doute de la narcose et de l’altitude, le fait de pouvoir courir sans douleur et de terminer aussi bien me satisfont pleinement ». La récupération du coureur zurichois impressionne forcément, et ses objectifs de victoire dans l’Alpine Cup et ses espoirs de reconquérir le titre national le 30 septembre reviennent d’actualité!

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Chez les dames, la course a bien risqué de se jouer sur un incident, puisqu’Esther Süss, qui n’a rien eu à craindre de ses adversaires, a bien risqué par contre d’être impliquée dans une chute. « Un coureur est tombé devant moi. Je n’ai pu m’en sortir qu’avec beaucoup de chance », se réjouit l’Argovienne, ravie d’avoir pu contrôler sa principale contradictrice, Janine Schneider, deux fois plus jeune qu’elle… « La courte distance m’a incité à montrer que je peux aussi commencer rapidement », a dit Süss en souriant. « Terminer deuxième derrière Esther, c’est un peu comme une victoire pour moi », a déclaré Janine Schneider. Andrea Ming a terminé troisième.

Le président du CO, Claudio Duschletta, était également satisfait. Malgré les mauvaises conditions météorologiques, qui ont entraîné un raccourcissement du parcours, près de 1400 cyclistes étaient présents et la grande majorité partageait la décision du CO.

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Foto Martin Platter

Nationalpark Bike Marathon: le leader de la série prêt à défendre son statut!

Récompensé une fois de plus pour sa régularité, Adrien Chenaux va aborder comme l’année dernière la Nationalpark Bike Marathon dans la peau du leader de la série. Mais cette fois ce ne sont pas 137km qui l’attendent, mais seulement 47. En raison des mauvaises prévisions météorologiques, les organisateurs ont du se résoudre à lancer tous les participants sur le plus petit des quatre parcours disponibles. Une décision qui pourrait bien faire les affaires du coureur du team Papival Bergamont

Photos Martin Platter

En raccourcissant le parcours, les organisateurs sous la direction du Président du CO Claudio Duschletta veulent éviter que les participants et bénévoles se mettent en danger à cause de changements de temps imprévisibles. Les organisateurs veulent surtout éviter de revivre la situation de 2011, lorsque le marathon avait dû être arrêté en raison d’une vague de froid et de chutes de neige sur le Chaschaunapass. Une opération de sauvetage avait dû être mise sur pied pour évacuer des participants en situation d’hypothermie. Pour Adrien Chenaux cette décision est tout à fait logique: « C’est effectivement un grand changement de parcours ! Je comprends absolument la décision de l’organisation qui ne prend pas de risque avec la santé des participants. Je sais que lorsqu’il fait humide et froid, je n’ai pas mes meilleures sensations, alors le fait que la course soit raccourcie ne me désavantage pas, j’oserais dire ! ».

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Sur un parcours raccourci, le jeu d’équipe pourrait faire les affaires de certains coureurs, comme Konny Looser, récent troisième du Grand Raid, bien accompagné par Olivier Zurbrugg et Hansueli Stauffer. Ou encore des Allemands Jochen Käss et Markus Kaufmann qui courent également pour la même équipe. Le fait de pouvoir profiter de l’aspiration des coéquipiers sur les longues sections de plat pourrait s’avérer décisif, surtout si le vent est de la partie. Ceci ne semble pas inquiéter outre mesure Adrien Chenaux qui pourra aussi compter sur des coéquipiers à la hauteur: « Il faudra être malin sur cette course sprint. J’aurai à mon avantage la présence de Lars Schnyder à mes côtés. Nous venons de la route et on sait à quoi s’attendre ! Je mène le classement général et j’espère garder le maillot jusqu’à la prochaine course. Je suis donc dans une position défensive et ça me convient bien ». Le protégé d’Alain Glassey est aussi convaincu d’avoir bien récupéré du Grand Raid: « J’ai ressenti une bonne fatigue et un état d’épuisement les 2-3 jours qui ont suivi le Grand Raid. Mais rien d’anormal et j’ai eu la chance de pouvoir effectuer quelques séances de cryothérapie chez mon sponsor « Hibernatus » et également d’être massé. Je suis confiant dans ma récupération pour samedi. » Tous les voyants sont donc au vert pour le Fribourgeois!

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L’autre inconnue du jour sera forcément la présence ou non d’Urs Huber, triple vainqueur du National Park Bike Marathon. Jusqu’à sa chute il y a deux semaines à l’Eiger Bike Challenge, où une triple fracture de la clavicule l’a forcé à se retirer, le Mettmenstetter était en tête de la Bike Marathon Classics. Trois jours seulement après l’opération, qu’il avait effectuée lundi après la course, le jeune homme de 33 ans était de retour sur son vélo pour une sortie de 100km – avec une liberté de mouvement pratiquement illimitée et presque sans douleur ! « Vendredi, après une courte séance d’entraînement, je déciderai si je vais concourir en Engadine », a-t-il dit. 

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En ce qui concerne la course féminine, la leader de la série, Esther Süss est celle qui aura sans doute le plus à perdre sur ce parcours raccourci. Les terrains de prédilection de la coureuse de 44 ans sont les montées longues et raides. Elle aura donc fort à faire contre des jeunes coureuses comme Alessia Nay , qui jusqu’à l’année dernière était l’un des prétendants à la victoire sur la distance moyenne. Ou de Janine Schneider, qui, comme Nay, n’a que 23 ans.

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Eiger Bike Challenge, am Sonntag, 12. August 2018 in Grindelwald. Foto Martin Platter

Fortunes diverses pour les vainqueurs du Raid Evolénard sur l’Eiger Bike Challenge

Nouveau coup dur pour Urs Huber qui une année après avoir dû mettre un terme à sa saison sur blessure revit la même mésaventure avec une nouvelle fracture de la clavicule. Alors qu’il menait la course avec l’Italien Cristiano Salerno, le Zurichois a à nouveau chuté dans une descente, laissant Salerno filer vers la victoire. Adrien Chenaux, cinquième de la course s’empare du maillot de leader de la série. Chez les dames Ariane Lüthi crée la surprise en remportant la course devant la sextuple vainqueur, Esther Süss.

Photos et texte Martin Platter

Jusqu’à cette chute au kilomètre 30, Urs Huber était en parfaite position pour consolider son avance en tête de la Bike Marathon Classics. Le vainqueur du Raid Evolénard était alors en compagnie de l’ancien professionnel sur route Cristian Salerno et comptait déjà environ une minute d’avance sur ses poursuivants. Dans la descente, Urs Huber a malheureusement chuté et a dû abandonner la course avec une nouvelle fracture de la clavicule. Salerno attendit un moment avec Huber jusqu’à ce que ce dernier se reprenne et lui dise de continuer sa route.

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Peu de temps après, le premier groupe de poursuivants, composé du champion suisse de marathon Konny Looser, d’Hansueli Stauffer et d’Andreas Moser, est revenu sur l’Italien. Dans les montées, Salerno a cependant toujours été le plus fort et a également démontrer ce dont il était capable dans les descentes, pour s’imposer finalement avec 11 secondes d’avance sur Looser et 16 secondes sur Moser, qui a célébré sa troisième place comme une victoire. Une minute plus tard, Stauffer a franchi la ligne d’arrivée. Le Fribourgeois Adrien Chenaux a quant à lui terminé à 9’21 » du vainqueur, mais a malgré tout pu reprendre le maillot de leader de la série. Yuri Ragnoli, annoncé parmi les favoris a connu moins de succès que son coéquipier Salermo et a dû abandonner suite à des problèmes techniques.

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« La course est belle, mais très dure « , a résumé Salerno au sujet de sa première victoire en VTT à l’étranger. Le cycliste de 33 ans avait commencé sa carrière à l’âge de 14 ans, mais est ensuite passé à la route pendant une dizaine d’années. En absence de nouveau contrat pro, Salerno est revenu au VTT cette saison. Deuxième, Konny Looser a connu une dure journée :  » Je n’aime pas l’Eiger Bike. Chaque fois je chute quelque part. C’est seulement en roulant à mon rythme que je me suis mieux engagé dans la course. En montée, Salerno était un peu plus fort. J’ai beaucoup souffert. » Andreas Moser, qui était aussi heureux qu’un vainqueur :  » Je ne m’attendais pas à un podium, mais plutôt à une place parmi les huit premiers, car le peloton était très occupé. Le fait qu’il était suffisant pour la troisième place le rend d’autant plus beau ! »

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Après un long mano a mano avec la championne suisse Esther Süss, Ariane Lüthi a remporté la course dame pour célébrer sa troisième victoire à Grindelwald : « C’est une victoire très importante pour moi. Je ne pensais pas que c’était possible de battre Esther ici. Il fallait vraiment une journée parfaite pour y parvenir et tout s’est parfaitement déroulé. C’est aussi et surtout la preuve que le travail paye », expliquait celle qui s’était également imposée il y a deux mois à Evolène. Et le chrono de 5:18 :40 vient également souligner l’excellente performance de la Bernoise, puisqu’il s’agit du nouveau record du parcours, alors que chez les hommes le meilleur temps est toujours détenu par Alexandre Moos suite à sa victoire en 2012.

Sur la distance de 55km, l’Evolénard Kevin Georges réalise une bonne performance, alors que du côté des organisateurs la satisfaction était de mise plus de 1000 participants et pas d’incident majeur.

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19. Eiger Bike Challenge am Sonntag, 14. August in Grindelwald.
Foto Martin Platter

Urs Huber et Esther Süss à la chasse aux records du côté de Grindelwald

Urs Huber, six fois vainqueur de l’Eiger Bike Challenge, rencontrera cette année un nombre exceptionnellement élevé de challengers de premier plan ; il s’agira avant tout de l’Italien Juri Ragnoli, vainqueur de la première manche du Bike Marathon Classics et d’Adrien Chenaux, qui lui avait mené la vie dure en première partie de saison. Chez les femmes, Esther Süss est bien placée pour remporter une sixième victoire.

Photos et texte Martin Platter

Après quelques jours de préparation dans le Val d’Hérens, Urs Huber va s’attaquer ce week-end à un des enchaînements qu’il affectionne le plus : l’Eiger Bike Challenge, le Grand Raid BCVs et la National Parc Bike Marathon. Trois weekends pour trois classiques et l’espoir de faire aussi bien qu’en 2016, lorsqu’il avait réussi la passe de trois. Et si l’Eiger Bike Challenge est une des courses sur laquelle il y a eu le plus de succès, le Zurichois ne reste pas sur un très bon souvenir, puisque l’année dernière un ennui mécanique l’avait forcé à abandonner, ce qui avait ouvert la voie au premier triomphe de Marc Stutzmann. Dans un final passionnant, il était parvenu à prendre le meilleurs sur Adrien Chenaux et Hansueli Stauffer. Cette fois encore, les quatre sont parmi les candidats les plus sérieux au podium. Mais pas seulement : le champion suisse Konny Looser, Oliver Zurbrügg et Andreas Moser et Lukas Flückiger veulent également s’assurer au moins une place sur le podium.

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La participation de Flückiger est particulièrement intéressante. Le spécialiste de cross-country a déjà démontré par le passé qu’il n’hésitait pas à faire un petit détour par le Marathon si le calendrier des courses le permettait. Ça avait été notemment le cas lors de Championnats du Monde Marathon et à l’occasion du Grand Raid BCVs. Cette fois, il va mettre à profit l’Eiger Bike Challenge pour se préparer pour les Championnats du Monde avec un premier rendez-vous crucial pour lui le 8 septembre à Lenzerheide. De son côté, Juri Ragnoli jouera le rôle du joker. Le champion italien de marathon a déjà remporté la course d’ouverture des Bike Marathon Classics de cette année au Ortler Bike Marathon – devant son compatriote Daniele Mensi, interdit de départ depuis quatre mois en raison d’un contrôle anti-dopage positif.

La situation chez les femmes a l’avantage d’être plus claire. La question se résume de nouveau à savoir si la leader de la Bike Marathon Classic, Esther Süss pourra être battue. La championne du monde de marathon 2010 est actuellement en train de collectionner les victoires les unes après les autres, dernière en date, l’Ischgl Iron Bike il y a une semaine. Pour la gagnante de l’année dernière, Süss, il s’agirait de son sixième triomphe à Grindelwald. Elle aura à nouveau face à elle Ariane Lüthi de Thoune et Cone Hug d’Unterlangenegg, qui ont terminé deuxième et troisième respectivement au cours des deux dernières éditions. En 2013, Lüthi a pu s’adjuger pour la dernière fois la victoire à Grindelwald après avoir remporté la compétition au pied de l’Eiger, du Mönch et de la Jungfrau en 2012. Comme l’an dernier, les courses débuteront le samedi soir déjà avec une course par élimination dans le centre de Grindelwald.

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Der zweite Lauf der Bike Marathon Classics am Groupe e Celsius BerGiBike von Fribourg nach Bulle, am Sonntag, 24. Juni 2018. Foto Martin Platter

Comme en 2017, le vainqueur du Raid Evolénard s’adjuge la Bergibike

Les hommes forts du Raid Evolénard ont à nouveau assuré le spectacle lors de la BerGiBike. Au final c’est Urs Huber qui s’est montré le plus fort et qui a remporté la Groupe e celsius BerGiBike pour la première fois en s’imposant devant Adrien Chenaux qui n’a cette fois pas été freiné par des ennuis mécaniques. Hansueli Stauffer, vainqueur en 2016, complétait le podium. Chez les femmes, Esther Süss s’impose devant Ilona Chavaillaz et la jeune Allemande Verena Huber.

Photo et texte Martin Platter

Cette édition de la Groupe e Celsius BerGiBike est partie en dents de scie. Hansueli Stauffer a durci le rythme dès la sortie de Fribourg, dans la montée de Loreto ce qui a donné lieu à une première échappée, qui comprenait également son coéquipier du team BiXS, le champion suisse Konny Looser ainsi que le vainqueur de l’année dernière Adrien Chenaux et Urs Huber. Le peloton s’est scindé alors en plusieurs groupes de poursuite, avant que tout le monde ne se regroupe au passage du 20ème kilomètre. Ce n’est que dans la montée principale vers La Berra que le quatuor Stauffer, Looser, Huber et Chenaux a pu à nouveau prendre le large. Un quatuor qui s’est ensuite rapidement transformé en un duo Huber/Chenaux. Dans la descente suivante, Konny Looser a subi une crevaison qui l’a contraint à mettre une chambre à air Décidément pas dans un bon jour, le champion suisse a finalement abandonné un peu plus tard. En tête de la course, Huber a réussi à lâcher Chenaux dans la dernière montée vers le Gibloux et est parvenu à défendre son avance jusqu’à l’arrivée. Chenaux a de son côté pris la deuxième place alors que Stauffer complétait le podium. 

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Huber :  » Quand Hansueli a durci le rythme en début de course, ça a été un peu difficile pour moi, mais ensuite j’ai réussi à rentrer dans la course et je me sentais de de mieux en mieux au fil des kilomètres. La collaboration avec Adrien a bien fonctionné. C’était important pour moi d’être avec Adrien, parce qu’il connaît le parcours beaucoup mieux que moi. J’ai participé une seule fois à cette course, en 2012, mais j’ai eu un problème avec la selle et j’ai dû abandonner ». Au début, Huber pensait que la décision allait se faire au sprint. Mais dans la montée du Gibloux, il a remarqué que Chenaux avait du mal à suivre son rythme. « J’ai alors pu le lâcher, mais Adrien n’a pas abandonné le combat, ce qui est tout à son honneur. Dans le final, il m’avait constamment en point de mire et j’ai dû donner le maximum pour qu’il ne parvienne pas à revenir sur moi. « , a déclaré le nouveau leader de la Swiss Bike Classics avec satisfaction.

 

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Chenaux ne tarissait pas d’éloge sur son adversaire: « Terminer deuxième derrière Urs, c’est comme une victoire! Pour moi l’important était de faire l’ascension de La Berra devant Urs, parce qu’en étant originaire de Fribourg, c’est un peu ma montagne. Passer en tête au sommet est un symbole fort et je suis fier d’y être parvenu. Au final, je n’avais pas la force de rester dans la roue d’Huber dans le Gibloux, mais je suis quand même très satisfait de ma course. »

De son côté Stauffer déclarait : « La BerGiBike était un objectif intermédiaire pour moi. La semaine prochaine auront lieu les Championnats d’Europe d’Ultra-bike-marathon en France et je veux ce titre. »

Comme dans l’Ortler Bike Marathon, Norbert Amgarten a triomphé chez les amateurs, augmentant ainsi son avance au classement général de la Bike Marathon Classics.

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Chez les femmes, Esther Süss a obtenu une victoire nette en dominant à nouveau la course du début à la fin. La championne du monde de marathon 2010 déclarait :  » J’ai pris froid et  je ne savais pas si j’aurais la force pour gagner. Mais finalement, ça s’est étonnamment bien passé et j’ai même pu profiter des magnifiques sentiers et de la vue magnifique depuis la Berra sur la Gruyère ». Tout va donc comme sur des roulettes pour la coureuse de 44 ans. En dehors du marathon de Singen, elle a été au sommet du podium à chaque course à laquelle elle a pris part cette saison. La romande Ilona Chavaillaz, n’était pas vraiment déçue de sa deuxième place, le même rang qu’elle avait obtenu l’année dernière : « Terminer deuxième derrière Esther, c’est comme une victoire pour moi », a déclaré Chavaillaz. Avec Süss, Cornelia Hug et Andrea Ming au départ, elle ne s’attendait pas à pouvoir terminer aussi bien. L’Allemande Verena Huber a aussi créé la surprise en prenant la troisième place – quelques secondes devant Andrea Ming. Âgée de seulement 24 ans, Huber ne participe à des courses VTT marathons que depuis deux ans et connait toujours passablement de difficultés dans les parties de descente. « Mais les choses vont mieux à chaque course « , a déclaré la femme d’Offenburg, qui gagne sa vie en tant que dessinatrice technique et qui court depuis cette année pour l’équipe jb-Felt-Brunex de Lisa et Joe Broder. « Extra pour les marathons », souligne-t-elle.

Sur la distance moyenne, Fadri Barandun a triomphé, s’adjugeant du même coup le maillot de leader des Classics tout comme Michèlle Wittlin chez les femmes.

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Première réussie pour Vincent Mouthon sur le Raid Evolénard!

Pour la plupart des cyclistes, se lancer sur le parcours marathon du Raid Evolénard est réservé à une élite bien entraînée, expérimentée et habituée à s’aligner sur ce genre d’épreuves. Mais pour d’autres, les choses sont un peu différentes. C’est le cas de Vincent Mouthon, un jeune valaisan de 21 ans qui a découvert le VTT il y a seulement quelques mois et qui pour sa toute première course a décidé de prendre part au 62km du Raid Evolénard ! Nous l’avons rencontré et il nous explique pourquoi il est venu sur cette course et comment ça s’est passé

Photos : Jean-Philippe Nanchen, Noëlle Perardot et Christine Travers

Réaliser sa première course VTT sur un parcours marathon avec plus de 2600m de dénivelé a de quoi surprendre. Est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi tu as décidé de prendre part à cette course ?

Je pense que c’est avant tout le défi qui m’a attiré. J’étais venu encourager mon frère sur le petit parcours en 2015.  Il m’avait parlé d’une course difficile aux paysages magnifiques. Il ne m’en fallait pas plus pour attirer ma curiosité. Je me suis donc inscrit pour le grand parcours afin de voir si j’en étais capable !  Et en fait comme je veux aussi participer ensuite au Grand Raid BCV depuis Verbier, je me suis dit que ce serait un excellent test en début de saison!

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On peut imaginer que tu as eu le temps de souffrir un peu sur ce parcours, en particulier dans les pourcentage de la deuxième partie du parcours… Comment est-ce que la course s’est passée pour toi ?

J’ai eu des supers sensations sur la première partie. Le paysage au dessus de ‘Lannaz’ fut grandiose. Je me sentais bien dans la course. Puis dès le début de la deuxième partie, les choses se sont compliquées avec des dénivellations très abruptes qui ont finit par me déclencher des crampes à répétitions. Le sommet me paraissait si difficile à atteindre. Je me suis dit « si je descends du vélo je ne pourrais pas y remonter », mes jambes me lançaient à chaque coup de pédale. Puis est arrivé la descente depuis les ‘Lachiores’. Le cadre était magique, le single splendide, malheureusement je n’ai pu éviter les chutes. Garder l’équilibre sur un vélo attaqué par des crampes aura été une belle expérience.

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Comment est-ce que tu t’es préparé pour pouvoir terminer ces 62 km en un temps assez remarquable d’à peine plus de 5h00 ?

J’ai eu la chance de pouvoir lancer  ma saison en Espagne sur la Costa Brava.  J’y ai été superbement accueilli par toute l’équipe de Bikeholiday dans le complexe de Giverola Resort. Durant ce séjour, j’ai aussi eu la chance d’être pris sous l’aile du Team Papival Bergamont, au sein duquel figurent les frère Chenaux et Lars Schnyder qui font partie de la crème Suisse du VTT. Leurs précieux conseils m’ont notamment permis d’ajuster ma technique.

Par la suite, j’ai mis l’accent sur la condition physique en pratiquant de la course à pied durant la semaine. Le renforcement musculaire fait aussi partie intégrante de ma préparation  .

La passion du VTT,  je la pratique durant le week end dans les montagnes valaisannes. Je partage ces beaux moments avec un très bon ami qui a, lui, déjà participé au Grand-Raid.

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Il te reste un peu plus de deux mois avant l’objectif principal de ta saison, le Grand Raid Verbier Grimentz. Avec ses 125km et 5000m de dénivellation, ce sera encore une autre paire de manche. Est-ce que le Raid Evolénard t’a permis de prendre confiance pour le Grand Raid ou au contraire tu penses qu’il y a encore du travail à faire d’ici là ? 

Cette première course marathon était très clairement un test en vue de la suite de ma saison. Finalement le résultat est très encourageant. Cependant, certains enseignements sont a tirer. Notamment l’hydratation qui, au fil de la course m’a fait défaut. D’un point de vue technique, je m’aperçois que je manque significativement de métier dans les descentes durant lesquelles je perds encore passablement de temps.

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Au final, quel bilan tires-tu de cette première course ? Qu’est-ce qui t’a le plus marqué et est-ce que tu reviendras l’année prochaine ?

Le bilan est très positif, je ne peux qu’être reconnaissant envers le  team ‘Bikeholiday’ qui m’a très bien encadré pour ma toute première course. L’épreuve aura été « horriblement belle ». Le cadre idyllique et la sympathie des bénévoles aura su faire oublier la dureté de l’épreuve. Oui c’est avec grand plaisir que je reviendrai l’année prochaine avec cette fois, mon propre chrono à battre !

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