24. Eiger Bike Challenge am Samstag, 13. August 2022 in Grindelwald.
Foto Martin Platter

Le leader de la Classics Martin Fanger empêche le 9e triomphe d’Urs Huber à l’Eiger Bike

Le duel épique entre Martin Fanger et Urs Huber s’est à nouveau terminé en faveur de Fanger dans les derniers mètres de l’Eiger Bike Challenge. Le Bernois Hansueli Stauffer se classe troisième. Chez les femmes, la Française Estelle Morel s’impose pour la première fois devant Esther Süss, qui devient ainsi la nouvelle leader du Bike Marathon Classics. Alexandra Zürcher se classe troisième.

Par Martin Platter

Pas de place pour une mise en route tranquille lors de l’Eiger Bike Challenge cette année : dès les premiers kilomètres, les deux coureurs de l’équipe Bulls, Hansueli Stauffer et Urs Huber ont imposé un rythme tellement élevé qu’à la sortie du village de Gindelwald plus que cinq coureurs faisaient partie du groupe de tête. Et bientôt, seul le leader de la Bike Marathon Classics, Martin Fanger, parvenait à les suivre. Le trio ne s’est fait aucun cadeau tout au long des 82 kilomètres. Ce n’est que dans la dernière montée vers l’arrivée sur la Bärplatz à Grindelwald que la décision est tombée. Fanger s’est imposé au bout du suspense devant un Urs Huber qui a tout tenté en cours de route pour lâcher son adversaire, sans succès. Troisième, Hansueli Stauffer se montrait satisfait de son résultat.

A la question de savoir ce qu’Huber ferait différemment la prochaine fois, le Zurichois répondait : « Je ne sais pas. J’ai attaqué trois fois dans la montée vers la Petite Scheidegg et je n’ai pas réussi à m’échapper. A partir de là, je savais que le final serait dur ». Il a ensuite pris beaucoup de risques dans la descente qui le ramenait à Grindelwald – et a effectivement réussi à prendre quelques secondes d’avance. Mais Fanger a pu rétablir le contact juste au moment d’aborder la montée finale. « Un kilomètre avant l’arrivée, à un endroit où j’avais pu lâcher deux autres concurrents lors d’éditions précédentes, j’ai encore essayé de m’échapper », récapitule Huber. Mais Fanger s’est accroché et pour finalement placer un contre et maintenir un écart décisif jusque sur la ligne d’arrivée.

« Quand Urs s’est légèrement détaché dans la première partie de la dernière descente sur une route de gravier, j’ai pensé un moment qu’il avait gagné. Mais je n’ai pas abandonné et je me suis concentré sur la descente. Tout à coup, il est revenu dans le champ de vision », s’est réjoui Martin Fanger. Hansueli Stauffer s’est également montré satisfait : « J’avais de très bonnes jambes aujourd’hui. Mais Martin et Urs étaient tout simplement plus forts. La troisième place me convient, car je n’ai pas encore eu de résultats probants cette saison. La course d’aujourd’hui m’a montré que ma forme s’améliore à nouveau ».

24. Eiger Bike Challenge am Samstag, 13. August 2022 in Grindelwald. Foto Martin Platter

Un doublé pour le team Papival Scott Grand Raid BCVs

Chez les femmes, la Française Estelle Morel, qui prenait le départ pour la première fois à Grindelwald a dominé les débats de bout en bout : « C’était dur ! Des montées très longues et parfois très raides. Mais j’ai trouvé un bon rythme ». Esther Süss, qui a terminé deuxième, a passé la ligne d’arrivée en secouant la tête: « J’ai d’abord eu des crampes, puis mes pieds ont commencé à me faire mal. Je n’ai donc plus pu attaquer dans les descentes J’ai dû ralentir le rythme, car en étant debout sur les pédales on ne peut pas soulager les pieds. C’était un cercle vicieux ». Dans ces conditions, elle se satisfaisait de sa deuxième place, d’autant plus que ce résultat lui permet de prendre la tête de la Bike Marathon Classics.

24. Eiger Bike Challenge am Samstag, 13. August 2022 in Grindelwald. Foto Martin Platter

Alexandra Zürcher, qui complétait le podium, souffrait encore d’une contusion aux côtes contractée lors d’une chute survenue il y a deux semaines: « J’ai volontairement réduit les risques dans la descente et j’ai donc perdu le contact avec Esther. En fait, j’avais encore de bonnes jambes, mais aujourd’hui, je n’ai pas pu faire mieux. Je suis contente de ma troisième place ».

Dans la catégorie Fun, Tobias Lüthi a déjà remporté sa troisième victoire et compte déjà une avance irratrappable à deux courses de la fin.

Sur la moyenne distance, Irina Lützelschwab et Emilien Barben ont gagné. Peter Andres et Alexandra Musy restent les leaders de la Classics.

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Konny Looser et Steffi Häberlin remportent leur deuxième titre de champion suisse

C’est dans un final haletant que le Zürichois Konny Looser a remporté son deuxième titre de champion Suisse de VTT marathon devant Urs Huber et Martin Fanger. Chez les dames, Steffi Häberlin a remporté le titre avec une nette avance sur Irina Lützelschwab et Janina Wüst. Les leaders du Bike Marathon Classics restent Martin Fanger, troisième, et Carmen Zaugg, septième.

Le dernier kilomètre de la BerGiBike, qui accueillait cette année le championnat suisse de VTT marathon, a été très mouvementé et a vu tous les prétendants au titre tenter leur chance. Les deux principaux obstacles sur les 79 km entre Fribourg et Bulle – La Berra et Le Gibloux – n’ont pas permis de faire la sélection souhaitée. Les 20 km de plat jusqu’à l’arrivée à Bulle a permis à un groupe plus important de se former, avec tous les favoris. Urs Huber, Martin Fanger, Konny Looser, Marc Stutzmann, Casey South et Andrin Beeli se sont alors livré à une course tactique pour se placer de manière optimale pour le sprint final. Mais dans les derniers virages, seuls Huber, Looser et Fanger ont pu se maintenir en tête. C’est finalement Looser qui a tenu le mieux la distance, et qui a su prendre le plus de risques, pour finalement devancer Huber d’une largeur de pneu sur la ligne d’arrivée. 

Un titre attendu pour Looser

Au moment de passer à l’interview, le nouveau champion Suisse déclarait : « L’arrivée était très difficile. J’avais mémorisé à l’avance deux endroits où je voulais me placer en tête en cas d’arrivée au sprint. Mais ça n’a pas fonctionné. Par contre j’ai pu saisir ma chance dans le dernier virage, quand Urs a laisser un espace. J’ai ainsi pu le dépasser sur la ligne d’arrivée ». Looser a senti dès le matin que cette journée pourrait être la sienne.  Une semaine plus tôt, c’est également au sprint que le Zurichois de 33 ans, originaire de l’Oberland, avait remporté le marathon de Singen, qui présente un profil similaire: « Ce titre signifie infiniment plus pour moi que celui que j’avais obtenu il y a cinq ans. Si ce premier titre m’avait plutôt surpris, je voulais absolument remporter celui-là aujourd’hui. Le parcours du BerGiBike me plaît énormément, car il est taillé sur mesure pour moi. À la fin, tout s’est aussi parfaitement déroulé pour moi. Cela me fait vraiment plaisir ».

Urs Huber (2eme) Konny Looser (1er) nouveau champion suisse, lors de l’arrivee de la 10 eme edition de la BerGiBike 2022 comptant pour le championnat suisse de VTT Marathon, ce dimanche 3 juillet 2022, a Bulle. (Bastien Gallay / GallayPhoto)

Urs Huber, coiffé au poteau

A l’arrivée, Urs Huber était avant tout énervé contre lui-même : « Je ne sais pas ce que j’ai fait faux dans les derniers mètres. Jusqu’à ce que Konny me dépasse, ma tactique était la bonne ». Selon lui, la course a été très serrée en tête tout au long de la course : « A La Berra, j’ai mis la pression pour la première fois, mais tout le monde a pu suivre ». Au Gibloux, même scenario. Huber se sentait bien, mais il n’a pas pu s’échapper. Lorsqu’il a placé une nouvelle attaque, Stutzmann et Looser ont suivi alors que Fanger, South et Beeli ont ont pu revenir par la suite. C’est finalement le virage à 800 mètres de l’arrivée qui devait finalement s’avérer décisif. Stutzmann est passé devant, puis Looser. Huber a pu les dépasser tous les deux et a abordé la dernière ligne droite en premier, croyant alors pouvoir décrocher un nouveau titre de champion Suisse, avant de voir Looser le passer sur la ligne. « Je suis le premier perdant, ce qui est très frustrant. J’ai raté les dix derniers mètres…”

Urs Huber (2eme), Konny Looser (champion suisse), Martin Fanger (3eme), sur le podium lors de la 10 eme edition de la BerGiBike 2022 comptant pour le championnat suisse de VTT Marathon, ce dimanche 3 juillet 2022, a Bulle. (Bastien Gallay / GallayPhoto)

Fanger battu mais toujours leader de la Bike Marathon Classics

Martin Fanger, troisième, n’était pas non plus satisfait de l’issue de la course : « Je savais que Konny était très motivé pour le titre et j’avais également des chances de le remporter. Mais sur ce terrain d’arrivée, c’était tout simplement pas possible pour moi de faire mieux ».

Häberlin, un niveau au dessus

Chez les femmes, Steffi Häberlin a tenu son rôle de favorite. Sur le deuxième et dernier obstacle principal de la journée, Le Gibloux, la championne Suisse 2020 disposait déjà de plusieurs minutes d’avance. Comme lors de sa première victoire au National Park Bike Marathon, Häberlin n’a pas attendu pour distancer ces principales adversaire La médaillée de bronze de 2020, Irina Lützelschwab a le mieux résister pour prendre la deuxième place. Récente vice-championne d’Europe, Janina Wüst, a pris la troisième place. Championne Suisse en titre, Ariane Lüthi a déclaré forfait 24 heures avant le départ de la course.

Irina Luetzelschwab (2eme), Steffi Haberlin (championne suisse), Janina Wust (3eme), podium lors de la 10 eme edition de la BerGiBike 2022 comptant pour le championnat suisse de VTT Marathon, ce dimanche 3 juillet 2022, a Bulle. (Bastien Gallay / GallayPhoto)
19. Nationalpark Bike-Marthon, der zugleich als Schweizer Meisterschaft ausgetragen wurde, wegen Corona auf der Alternativ-Strecke über 108 km, am Samstagmorgen, 19. September 2020 in Scuol. Foto Martin Platter

Des championnats suisses de VTT marathon plus ouverts que jamais

Avec Martin Fanger, Urs Huber, Marc Stutzmann, Hansueli Stauffer, Konny Looser et Casey South, les prétendants au titre seront nombreux dimanche prochain aux championnats suisses de marathon qui se dérouleront lors de la BerGiBike de Bulle. Il en va de même chez les femmes avec Steffi Häberlin, Janina Wüst, Irina Lützelschwab, Carmen Zaugg et Ariane Lüthi.

Marc Stutzmann (Belp) a encore des comptes à régler avec les championnats suisses. Après avoir pris la deuxième place l’année dernière, seul le titre compte pour le coureur du team Texpa Simplon : « Pour remporter le titre, il faut que toutes les conditions soient réunies dimanche. Les signes avant-coureurs sont bons. Je n’ai pas encore eu de très mauvaise course cette année ». Il y a dix jours, Stutzmann a fini sixième et meilleurs Suisse aux Championnats d’Europe en République tchèque. Il a étudié de près le parcours du championnat suisse, qui mène de Fribourg à Bulle sur 79 km; en portant une attention toute particulière aux deux montées principales, La Berra (1719 m d’altitude) et Le Gibloux (1204 m d’altitude), ainsi qu’aux derniers kilomètres jusqu’à l’arrivée.  Pour lui ses principaux adversaires seront à n’en pas douter Urs Huber, Martin Fanger et Hansueli Stauffer. 

Urs Huber en route vers un sixième titre

Huber est le plus expérimenté. Entre 2011 et 2019, le coureur de Mettmenstetter a déjà remporté cinq fois le titre de champion national et deux fois la BerGiBike. En 2020, il a toutefois été battu par Fanger dans la course au titre alors qu’en 2021, une crevaison l’a empêché de défendre ses chances jusqu’au bout. Fanger s’était également montré plus fort lors de leur dernière confrontation, qui a eu lieu au Raid Evolenard il y a dix jours. Huber pense néanmoins qu’il peut remporter un sixième titre : « Je me suis bien entraîné et je me présenterai au championnat reposé. Mais sur le parcours entre Fribourg et Bulle, tout est possible ». Huber fait allusion à la longue distance qui sépare la dernière montée notable, le Gibloux, et l’arrivée. Cela favorise les forts rouleurs et les sprinters. A cela s’ajoute le terrain sinueux de l’arrivée. C’est pourquoi il serait préférable que la décision ne tombe pas seulement dans la dernière ligne droite. 

Les prétendants seront nombreux dimanche à la Bergibike pour décrocher le titre national

Fanger, roi du sprint

Car cela jouerait en faveur de Martin Fanger. L’Obwaldien vivant à Genève veut également le titre et est probablement le plus fort sprinter parmi les favoris. Par précaution, le leader des Bike Marathon Classics nationales va donc surtout mémoriser très précisément le final. Hansueli Stauffer, qui a remporté le BerGiBike 2016 et qui possède déjà quatre médailles d’argent aux CS, espère également remporter son premier titre. Le Hinwilois Konny Looser, champion suisse 2017, peut lui aussi prétendre à une médaille lors de ces championnats. Il en va de même pour Casey South, le coureur de Suisse orientale, qui avait remporté le bronze en 2019.

Fanger a régulièrement pris le meilleur sur Huber en ce début de saison

Lüthi face à la nouvelle garde

Chez les femmes, la situation de départ est tout aussi ouverte. Les deux vice-championnes d’Europe Steffi Häberlin et Janina Wüst partent en pole position. Steffi Häberlin, qui a déjà remporté le titre en 2020 aura un léger avantage. Il faudra également compter sur Irina Lützelschwab qui avait remporté la même année le bronze aux CS pour la première fois. En remportant le Raid Evolénard et en prenant la tête de la Bike Marathon Classics, Carmen Zaugg, a ajouté son nom à la liste des prétendantes. La championne suisse Ariane Lüthi n’aura donc pas la tâche facile pour décrocher son sixième titre.

Carmen Zaugg, vainqueur à Evoléne, espère bien créer la surprise à Bulle

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Martin Fanger remporte le Raid Evolenard – FMV, mais butte sur le record de Johann Tschopp

Martin Fanger a remporté dimanche pour la première fois le Raid Evolenard – FMV et devient le nouveau leader de la Bike Marathon Classics. Lors de sa course victorieuse, le Genevois d’adoption a pris plus de huit minutes à Urs Huber, deuxième du classement. On retrouve à la troisième place un autre coureur du team Papival-Scott-Grand-Raid-BCVs, Emilien Barben. Chez les femmes, Carmen Zaugg s’impose à la surprise générale devant Esther Süss et Antonia Bünter, sur un parcours difficile et par un temps caniculaire.

Urs Huber n’a pas tenu longtemps la comparaison avec Martin Fanger Le triple vainqueur du Raid Evolénard, qui avait pris la quatrième place la veille au Südtirol Dolomite Hero à Wolkenstein, à 550 km de là, a rapidement manqué d’énergie pour suivre Fanger. Le romand d’adoption a durci le rythme dès la première montée pour rapidement distancer le coureur du Team Bulls. A partir de ce moment, Fanger n’avait plus qu’une chose en tête, battre le record de Johann Tschopp, établi lors des championnats suisses 2015. Mais le record est resté est resté hors de portée de Fanger qui a bouclé son périple en 3h14. Sous une chaleur étouffante, Fanger est resté à 4 minute du meilleurs du temps du parcours.

Le record de Tschopp tient toujours

Tout au long du parcours, l’avance sur le deuxième, Urs Huber, n’a fait qu’augmenter pour atteindre 10:16 minutes sur la ligne l’arrivée. Fanger se montrait un peu partagé sur sa performance: « J’étais conscient de ce qu’avait réalisé Urs Huber la veille et j’étais forcément plus frais. Mais je n’ai pas particulièrement forcé. J’ai simplement suivi mon rythme. Quand Urs n’a plus pu suivre, je suis allé chercher le record du parcours ». Seul, il a toutefois été difficile de maintenir le rythme sur les 62km. Une déception pour Fanger, mais également une satisfaction de remporter une course importante devant ses sponsors et son public.

Un bon bilan pour Huber

Urs Huber a pris la chose avec sérénité : « Après 20 minutes, j’ai remarqué que je ne pouvais plus suivre le rythme de Fanger aujourd’hui. J’ai donc dû le laisser partir. Je m’attendais à ce que ce soit difficile de gagner aujourd’hui. Dans l’ensemble, je suis néanmoins satisfait de ma performance sur le week-end ».

La joie d’Emilien Barben, le coéquipier de Fanger, qui terminait pour la première fois sur le podium du Raid Evolénard, était grande : « Je ne m’attendait pas à cela et la lutte avec Xavier Dafflon a été intense. Le fait que cela ait fini par tourner en ma faveur me réjouit bien sûr d’autant plus ».

Carmen Zaugg domine les débats

La joie était également grande chez la gagnante dame Carmen Zaugg qui, comme Fanger, a mené la course de bout en bout : « Comme je travaille en tant que médecin urgentiste dans un hôpital, je n’avais pas prévu au départ de participer au Raid Evolénard. Mais je savais que j’étais en forme et je suis vraiment heureuse de cette victoire ». La jeune femme de 29 ans originaire de Hägendorf vient du triathlon. En raison de problèmes de tendon d’Achille qui la gênaient en course à pied, elle a décidé de se consacrer à 100% au vélo, qui était de toute façon sa discipline de prédilection. Son emploi du temps ne lui permet malheureusement pas souvent de prendre part à des course le week-end. La médecin s’entraîne principalement en se rendant à vélo de Hägendorf à Zofingen, pour un temps total consacré à l’entraînement estimé entre 10 et 15 heures.

Esther Süss, qui court désormais sans licence, a pris sa « défaite » avec philosophie. L’Argovienne souffrait de douleurs aux pieds. Elle est néanmoins heureuse de sa deuxième place. Elle a pris du plaisir à rouler sur un parcours qu’elle apprécie et c’est ce qui compte le plus pour elle.

Sur le 35km, c’est Felipe Ramos qui s’est imposé avec plus de 10 minutes d’avance sur le triple vainqueur du parcours, Nicolas Lüthi. Il améliorait au passage la marque du Neuchâtelois de plus de 3 minutes, pour porter le record du parcours à 1h38’22’’. Chez les dames, c’est Sonia Campos de Vétroz qui s’est imposée devant Anne Lovey du Team Papival-Scott-Grand-Raid-BCVs. Avec près de 600 coureurs, les organisateurs se montraient très satisfait du déroulement de la manifestation, d’autant plus que le weekend était particulièrement chargé en manifestations.

Résultats 

Hommes (62 km): 1. Martin Fanger (Genf) 3:14:16. 2. Urs Huber (Mettmenstetten) 10:17. 3. Emilien Barben (Chez-le-Bart) 10:28. 4. Xavier Dafflon (Fribourg) 13:55. 5. Damien Perrin (Bern) 18:28. 6. Fabien Monnier (Ayent) 19:52. 7. Fabian Heinzer (Schwyz) 22:27. 8. Christoph Sauser (Yvorne) 23:26. 9. Pascal Kiser (Giswil) 23:31. 10. Tobias Lüthi (Walliswil bei Wangen) 25:21.

Femmes (62 km): 1. Carmen Zaugg (Hägendorf) 4:21:49. 2. Esther Süss (Küttigen) 5:51. 3. Antonia Bünter (Bern) 12:45. 4. Sandra Stadelmann Hushi (Courtetelle) 23:37. 5. Stefanie Zahno (Bürchen) 25:19.

Hommes (36 km): 1. Felipe Ramos (Sembrancher) 1:38:22. 2. Nicolas Lüthi (St. Blaise) 10:38. 3. Peter Andres (Uttigen) 13:39. 4. Luis da Cunha (Gland) 14:08. 5. Jean-Yves Bruchez (Fully) 15:06.

Femmes (36 km): 1. Sonja Campos (Vétroz) 2:19:12. 2. Anne Lovey (Vallorbe) 3:31. 3. Alexandra Fadeev (Ayent) 3:38. 4. Romaine Pillonel (Cheyres) 6:31. 5. Marion Kilchoer (Marsens) 12:13.

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Répétition générale des Championnats Suisses au Raid Evolénard – FMV

Qui d’Urs Huber ou de Martin Fanger remportera dimanche prochain le Raid Evolénard – FMV, véritable répétition générale des Championnats Suisses ? Les statistiques parlent en faveur d’Huber, qui a déjà remporté trois fois la classique valaisanne, qui comptera cette année pour la première fois pour la Bike Marathon Classics. Mais Martin Fanger aura l’avantage de la fraîcheur et a déjà battu Huber à la mi-mai, lors du Jura Bike Marathon.

Avec trois victoires en six participation, Urs Huber est le grand dominateur du Raid Evolénard – FMV ces dernières années. Cette performance le place d’ailleurs à égalité avec l’ancien champion sur route Alexandre Moos, qui s’était également imposé à trois reprises entre 2007 et 2012. Mais la situation pourrait changer dimanche, et une quatrième victoire le rapprocherait un peu plus du recordman absolu de l’épreuve, Pascal Corti, qui s’était imposé à cinq reprises entre 1997 et 2005. Cet aspect pourrait donner une motivation supplémentaire au coureur Zürichois, qui est habitué à collectionner les victoires dans les vallées valaisannes, puisqu’il s’est imposé six fois sur le Grand Raid BCVs. Mais sa connaissance de la région risque bien de ne pas suffire pour lui permettre de lever à nouveau les bras en faisant son entrée dans l’Hérens Arena aux Haudères. Entre le parcours extrêmement exigeant de 62km pour 2600 m de dénivellation, sa décision de courir la veille au «Hero Südtirol Dolomites», la course considérée comme la plus difficile d’Italie avec 86 km et 4500 mètres de dénivelé, et située à plus de 550km d’Evolène ainsi que la présence d’un autre coureur bien décidé à s’imposer, Martin Fanger.

Un duel arbitré par l’ancien champion du monde Sauser

Le Genevois d’adoption aura de son côté l’occasion de se ménager la veille du Raid Evolénard, en peaufinant sa reconnaissance du parcours en compagnie de ses coéquipiers du Team Papival-Scott-Grand-Raid-BCVs. De plus, sa victoire lors du Jura Bike Marathon, où il avait devancé Urs Huber au sprint lui a sans doute donné un avantage psychologique. En s’imposant devant le champion du Monde Andreas Seewald quelques semaines plus tard lors du Marathon de Willingen, Huber avait cependant remis les compteurs à zéro. On peut donc s’attendre à un duel passionnant à Evolène, deux semaines avant les championnats suisses de VTT marathon lors de la BerGiBike à Bulle. Ce duel sera arbitré à distance par l’ancien champion du monde et médaillé olympique Christoph Sauser, qui prendra à nouveau part à la course après une première expérience en 2018. D’autres coureurs du team Papival-Scott-Grand-Raid-BCVs, présent en nombre au départ seront à la lutte pour le podium, à commencer par le Neuchâtelois Emilien Barben. Le Valaisan Arnaud Rapillard, vainqueur en 2014, tentera également de s’illustrer sur ses parcours d’entraînement.

Süss face à la nouvelle génération

Chez les femmes, la situation semble plus claire. Il y a de fortes chances que Stefanie Zahno, qui court sous les couleurs du Team Raid Evolénard  s’empare de la victoire. Mais Rachel Connerney et Martinette Martin auront aussi leur mot à dire dans la lutte pour le podium. L’ancienne championne du monde Esther Süss, qui détient toujours le record du parcours mais qui ne court plus en catégorie licenciée va sans doute également tout faire pour mener la vie dure à la nouvelle génération !

Sauser et Morabito pour coacher la relève

Les populaires ne seront pas laissés de côté, puisqu’en plus du parcours marathon de 62km, des parcours plus abordables de 35km et 24km seront également à leur disposition. Ces courses feront d’ailleurs partie de la West Bike Cup, la série de VTT romande. En plus de courir gratuitement le dimanche dans le cadre de la Raiffeisen Kids Cup, les enfants auront également la possibilité de prendre part à un entraînement le samedi, et de profiter des conseils de Christoph Sauser, Steve Morabito, et de bien d’autres spécialistes du VTT motivés à donner de leur temps pour inspirer la relève !

Les inscriptions en ligne sont toujours possible jusqu’au 15 juin à minuit. Les inscriptions sur place seront possible la veille et le matin de la course à Evolène Région Tourisme. Pour les enfant, un bureau de course sera ouvert à l’Arena de 12h à 13h15.

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Paez et Peretti premiers leaders de la Bike Marathon Classics après l’Ortler Bike Marathon

Même avec un parcours plus sélectif, l’Ortler Bike Marathon s’est à nouveau joué au sprint, et à ce jeu-là, c’est le Colombien Leonardo Paez qui s’est montré le plus fort, en s’imposant de justesse devant l’Italien Samuele Porro. Fabian Rabensteiner se classe troisième. Chez les femmes, Claudia Peretti triomphe devant Sandra Mairhofer

C’est un duel acharné auquel se sont livrés dans le final le double champion du monde de VTT marathon Leonardo Paez et le quintuple champion italien de marathon Samuele Porro. Paez, qui s’était incliné dans le même exercice face au champion suisse Urs Huber en 2019 a cette fois-ci pu tirer son épingle du jeu. Il se montrait forcément satisfait au moment de passer à l’interview : « Mon objectif était d’attaquer dans la plus longue montée pour faire la décision. Par la suite, le groupe de tête s’est progressivement réduit jusqu’à ce qu’il ne reste plus que Samuele. Nous avons alors parfaitement travaillé ensemble. Dans une course aussi longue, il est utile de ne pas être seul. À la fin, j’avais un peu plus de réserve, mais la victoire s’est jouée sur un rien ».

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Les crampes ont freiné Porro

« Des crampes dans les cuisses m’ont handicapé dans le sprint final », relevait pour sa part Samuele Porro après sa défaite en duel contre Paez. « Jusqu’à Glurns, nous étions un bon groupe. Mais lorsque Leo a accéléré, cela a été très violent. Au début, nous étions encore quatre ou cinq, mais nous étions de moins en moins nombreux au fur et à mesure que la distance augmentait ». Le champion italien en titre du marathon, Fabian Rabensteiner, qui a franchi la ligne d’arrivée en troisième position, a lui aussi manqué de force dans le final. Il a déclaré : « Au début, je me sentais bien. Mais après la moitié de la course, j’ai remarqué que je manquais de fraîcheur. Dans la dernière montée, j’ai tout donné et j’ai réussi à conserver
la troisième place ». Dans un premier temps, c’était pourtant d’autres coureurs qui avaient pris l’initiative dans cette course exigeante de 111 km et 3905 mètres de dénivelé. A Burgeis, après une heure et 40 minutes de course, un homme était seul en tête : le Belge Wout Alleman, suivi de l’Allemand Sascha Weber, du champion national autrichien Daniel Geismayr et des frères Nicolas et Lorenzo Samparisi. Mais c’était avant l’attaque de Paez dans la deuxième montée.

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Un duel aussi chez les femmes

Un duel a également eu lieu chez les femmes, puisque Claudia Peretti, médaillée de bronze aux championnats d’Italie, et Sandra Mairhofer, du Tyrol du Sud, avaient déjà une minute d’avance sur Chiara Burato et Costanza Fasolis à Burgeis. Peretti s’est finalement imposée en solo. Elle a déclaré : « C’était serré à la fin. J’ai fait plus de la moitié de la course avec Mairhofer. Ce n’est que dans la dernière partie de la course que j’ai pu me détacher d’elle ».

Sur le parcours de 69 km, le vététiste expérimenté du Tyrol du Sud Klaus Fontana a remporté la victoire, tandis que l’Allemande Sarah Marquardt a triomphé chez les femmes. Sur le parcours classique de 46 kilomètres, le triathlète Hannes Spahn et la Grisonne Letizia Strimer se sont imposés. Tobias Zaros et Anna Schmidt se sont imposés sur le parcours court de 29 km.

Le président du comité d’organisation Gerald Burger a tiré un bilan positif de la compétition : « Nous sommes très satisfaits et reconnaissants. Le temps était parfait, il n’y a pas eu d’accident et le vainqueur du marathon était un champion du monde. 800 participants et 500 bénévoles ont assuré une ambiance formidable. De nombreux retours et participants nous ont confirmé que les quatre nouveaux parcours étaient beaux et que le nouveau départ à Reschen leur avait plu. On ne peut pas souhaiter mieux ».

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Résultats:

111 km Hommes

1. Leonardo Paez (Kol) 4:49.08; 2. Samuele Porro (It) 0,3; 3. Fabian Rabensteiner (It) 6:09; 4. Daniel
Geismayr (Ö) 7:07; 5. Francesco Casagrande (It) 8:18. 6. Alfonso Arias (Kol) 10:54; 7. Nicolas Samparisi
(It) 12:49; 8. Cristian Cominelli (It) 14:23; 9. Domenico Valerio (It) 15:28; 10. Stefano Valdrighi (It) 16:36. 12. Andrin Beeli (Sagogn) 20:02. 13. Fadri Barandun (Samedan) 20:35.
111 km Femmes
1. Claudia Peretti (It) 6:01.09; 2. Sandra Mairhofer (It) 10:06; 3. Silvia Sciponi (It) 12:33; 4. Chiara Burato (It) 16:41; 5. Costanza Fasolis (It) 30:36; 6. Vittoria Pietrovito (It) 35:04; 7. Janine Schneider (De) 39:15; 8. Alexandra Zürcher (Oey) 44:13; 9. Veronika Weiss (De) 45:42; 10. Tanja Priller (De) 59:47.
69 km Hommes
1. Klaus Fontana (It) 3:06.17,3; 2. Noah Laschewski (De) 2:02; 3. Sebastian Bertoli (It) 3:57; 4. Lukas
Bertle (De) 6:58; 5. Sven Mägdefessel (De) 11:35; 6. Manfred Steinbacher (Bad Ragaz) 11:42; 7. Thomas
Pedrotti (It) 13:09; 8. Felix Stier (De) 13:52; 9. Dario Persich (It) 15:16; 10. Michael Barmann (De) 15:37.
69 km Femmes
1. Sarah Marquardt (De) 3:43.09; 2. Bianca Somavilla (Ö) 1:21; 3. Tinetta Strimer (Scuol) 8:51; 4. Daniela Hartmann-Neff (Jenins) 22:37; 5. Kerstin Kühnlein (De) 27:22; 6. Anja Schwär (Grabs) 27:22; 7. Anita Klaiber (Altstätten, SG) 40:04; 8. Luka Maria Hautmann (It) 42:26; 9. Lena Mautsch (De) 56:48; 10. Lisa Sulzberger (De) 59:55.
46 km Hommes
1. Hannes Spahn (De) 2:21.49; 2. Thomas Hintner (It) 0:15; 3. Philipp Plunger (It) 0:16; 4. Hannes Pedross (Ö) 3:24; 5. Thomas Scholz (De) 5:02.
46 km Femmes
1. Letizia Strimer (Scuol) 2:42.50; 2. Ulrike Daubermann (De) 17:38; 3. Francesca Cola (It) 25:34; 4. Pia Vogt (De) 27:45; 5. Franziska Luzi (Donat) 30:19.
29 km Hommes
1. Tobias Zaros (It) 1:13.47; 2. Edoardo Mottini (It) 6:31; 3. Edoardo Bortolotti (It) 8:44.
29 km Femmes
1. Anna Schmidt (De) 1:37.38; 2. Carina Keller (De) 1:52; 3. Rebecca Steiger (Rodels) 8:44.

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Les nouvelles du Mercato

Avec le transfert d’Alban Lakata, le Team Bulls d’Urs Huber a sans aucun doute réalisé la grosse opération de l’hiver. Mais derrière et aussi bien au niveau national que régional, de nombreux changements d’équipes ont été effectués, avec notamment le transfert d’Ariane Lüthi au Kross Racing Team. Tour d’horizon en quatre points:

Lakata/Platt, le duo des légendes au Cape Epic

A eux deux ils ont sans doute le plus beau palmarès de l’histoire du VTT marathon : sept médailles au championnat du Monde, tout autant au championnat d’Europe et cinq victoire au Cape Epic. La présence de ces deux coureurs va définitivement faire du Team Bulls une référence dans le milieu marathon. Dans un contexte où les équipes ont plutôt tendance à réduire le nombre de coureurs, ce transfert a de quoi surprendre, mais c’était sans doute une opportunité à côté de laquelle les managers du team n’ont pas voulu passer… Alban Lakata se retrouvait sans équipe après la dissolution du Team Topeak-Ergon alors que Karl Platt se retrouvait lui sans coéquipier pour sa course fétiche, le Cape Epic puisque Urs Huber allait désormais faire la paire avec Simon Stiebjahn. Lorsque Alban Lakata a approché Karl Platt pour lui demander s’il était intéressé à faire équipe avec lui, l’Allemand n’a donc pas réfléchi longtemps ! Reste à voir si les deux vétérans vont réussir l’incroyable exploit de décrocher une sixième victoire pour Karl et une première pour Alban au Cape Epic.

Un duo qui va faire parler de lui cette saison

Le team Bulls va également renforcer sa présence en Suisse, puisque l’ancien coureur du Team BiXS, Hansueli Stauffer, vice-champion Suisse en titre et vainqueur de l’O-Tour (World Series) la saison dernière va désormais courir sous les couleurs du Team Bulls Bike Schweiz. Le coureur Bernois va donc courir cette saison avec le même matériel que le champion de Suisse Urs Huber.

Un nouveau Bulls en Suisse

Ariane Lüthi rejoint le Kross Racing Team

Le team Spur d’Ariane Lüthi a lui aussi décidé de mettre un terme à ses activités, laissant la championne de Suisse XCM sur le carreau. Mais après quelques semaines de doute, la Bernoise a parfaitement pu rebondir en signant un nouveau contrat avec l’ancien team de Jolanda Neff, l’équipe polonaise Kross Racing Team. Ariane retrouvera une des meilleures spécialistes du circuit XC et marathon avec  Maja Włoszczowska. L’équipe partira donc avec de grosses ambitions sur les courses marathon, mais aussi sur les courses par étape, où Ariane apportera une expérience bienvenue. Le plan de courses de l’équipe sera publié bientôt, mais on peut déjà imaginer qu’Ariane aura l’occasion de découvrir quelques nouvelles courses en Pologne!

Les nouvelles couleurs de la championne suisse de marathon

Des allées et venues pour le team Papival Bergamont

Pendant ces trois dernières saisons, le Team Papival Bergamont a pu compter sur la présence des frères Chenaux, qui ont défendu avec brio les couleurs du team sur le circuit Marathon avec Adrien et sur le circuit cross country avec Florian. Afin de continuer à progresser sur le circuit coupe du Monde XC pour Florian et de mieux concilier son activité professionnelle et le VTT pour Adrien, les deux fribourgeois ont décidé de rejoindre le Team BMC Fribourg. L’autre départ qui marquera l’équipe Papival Bergamont, c’est celui de Gilles Mottiez. Le talentueux espoir valaisan va retrouver le Team SWTY Mountain Tschopp de son entraîneur Arnaud Rapillard. Ces départs n’ont pas entamé la motivation du manager Alain Glassey, qui fidèle à son engagement pour aider des jeunes ambitieux à vivre leur passion, a engagé cette année quatre nouvelles recrues, avec Kévin Georges, Fabien Monnier, Tristan Gaspoz et Dimitri Morard. Des coureurs qui auront à coeur de monter sur les podiums aussi bien sur les courses régionales que nationales.

Des nouveaux coéquipiers pour les frères Chenaux

Un team SWTY Mountain Tschopp qui voit loin

Organisé ces dernières années autour de deux puis trois coureurs, le team de Johann Tschopp prend de l’envergure cette année. Deux jeunes prometteurs, Gilles Mottiez (21 ans) et Cédric Pacios (18 ans) rejoignent en effet Arnaud Rapillard, le champion de France Marathon Emeric Turcat et Jérémy Gadomski. Avec ces nouveaux coureurs, le team SWTY Mountain Tschopp se projette évidemment dans le futur, et montre la couleur pour les championnats d’Europe VTT marathon 2021 qui auront lieu du côté d’Evolène et où ces jeunes auront une belle occasion de briller devant leur publique!

Gilles Mottiez et Cédric Pacios, deux jeunes qui vont faire parler d’eux!
Foto Martin Platter

Les inscriptions sont ouvertes

Le Raid Evolénard revient en 2019, plus motivé que jamais à vous faire vivre un fantastique weekend de VTT dans le Val d’Hérens ! Au programme, pas de révolution, mais de nombreuses nouveautés qui vont contribuer à vous faire passer une journée encore plus inoubliable que ces dernières années. Au moment d’ouvrir les inscriptions, nous vous livrons un petit aperçu de ce qui vous attend les 15 et 16 juin prochains :

Une arrivée qui déménage à l’Hérens Arena

Depuis 2016, l’Hérens Aréna constitue le lieu incontournable de multiples évènements qui ont lieu dans la commune d’Evolène. Combats de reines, concerts, démonstration de trial en été ou encore stade de biathlon en hiver, l’Hérens Arena a déjà accueilli de nombreuses manifestations. A deux ans des championnats d’Europe, les organisateurs du Raid Evolénard ont décidé de donner un cadre plus grandiose et festif aux arrivées des différentes courses.

Une série pour la course marathon

Jusqu’ici, seul le parcours 35km du Raid Evolénard faisait partie d’une série. A partir de cette année les coureurs du parcours marathon auront aussi droit à leur propre série, puisque la Garmin bike cup se disputera cette année aussi bien sur des parcours cross country que sur des parcours marathon. Et à ce niveau-là, la découverte sera au rendez-vous puisque deux des trois manches qui compteront pour le classement final seront complètement inédites, avec une nouvelle course, la Jura Bike Marathon et un nouveau parcours sur la Barillette !

De nouvelles attractions sur le parcours

Afin de rendre la course encore plus palpitante, les organisateurs ont prévu différentes nouveautés sur le parcours, avec entre autres des courses dans la course de chaque côté de la vallée ou encore des animations musicales afin de doper votre motivation dans les passages difficiles !  Plus de détails seront dévoilés au printemps !

Foto Martin Platter

Un Coaching Day sous une nouvelle forme

Ces dernières années, la reconnaissance des parcours la veille de la course a connu un succès grandissant, avec plus de 120 jeunes présents lors de la dernière édition. Cette année, cette activité sera présentée par les bons Sirops Morand et organisée sous la houlette de Christoph Sauser, avec au programme plus d’exercices techniques et une interaction renforcée entre les jeunes et les pros ! Les inscriptions se font en même temps que l’inscription à la course et restent gratuites!

Quels champions pour accompagner Sauser en 2019?

Un site web revu et corrigé !

Afin d’améliorer votre expérience en ligne, le site du Raid Evolénard a été complètement remis à jour. Disponible en français et en allemand, le but est de faciliter la navigation, de vous permettre de trouver plus facilement les informations concernant votre parcours préféré et de vous permettre de découvrir avec encore plus de plaisir les différents articles que nous allons continuer à mettre en ligne !

Der zweite Lauf der Bike Marathon Classics am Groupe e Celsius BerGiBike von Fribourg nach Bulle, am Sonntag, 24. Juni 2018. Foto Martin Platter

Adrien Chenaux à l’Epic Israël pour boucler une saison réussie

Après une fantastique saison 2017, qui l’avait notamment vu remporter le Raid Evolénard et la Bergibike, la pression était sur les épaules d’Adrien Chenaux, qui avait à coeur de démontrer cette saison que ses résultats 2017 n’avaient rien d’un accident et qu’il fait définitivement partie des meilleurs coureurs marathon du pays. Et au terme de la saison on peut constater que le Fribourgeois du Team Papival Bergamont a réussi l’exercice avec mention. Si il lui a manqué un brin de réussite pour réussir les mêmes coups d’éclat que l’année précédente, il a réussi a afficher une régularité encore plus grande aux avant-postes. Alors qu’il s’apprête à débuter une de ses dernières courses de la saison aux côtés de son frère Florian en Israël, Adrien revient avec nous sur le bilan de sa saison et ce qu’il attend de l’Epic Israël.

Photos: Martin Platter

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Les gros objectifs de la saison sont maintenant derrière toi, et tu as affiché à nouveau une belle régularité, récompensée notamment par une belle troisième place au classement final de la Bike Marathon Classics. Quel bilan tires-tu de cette saison ?

Un bilan très positif ! Effectivement ce podium sur la Garmin Bike Marathon Classics me tenait à coeur. J’avais terminé 4ème l’an dernier. J’avais visé d’être au top dans la période des mois de juin et août-septembre et je peux dire que c’était le cas. C’est toujours très satisfaisant quand que ça se passe comme cela. Mis-à-part cette crevaison sur le Raid Evolénard qui me coûte la 2ème place et le problème mécanique rencontré sur le Grand Raid alors que j’étais en route pour un autre excellent résultat, je réalise une saison pleine !

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Avec une victoire lors de la Glèbe bike et plusieurs podiums, qu’est ce qui va rester comme ton meilleur souvenir de la saison ?

Le plaisir que j’ai eu à me surpasser et à enfourcher mon vélo quotidiennement est déjà une grande source de satisfaction. Au niveau compétition, je vais retenir ce sympathique mano-à-mano avec Huber sur la BerGiBike avec en prime mon passage en tête au somme de La Berra. Le Grand Raid, tout comme le Championnat du Monde, sont des courses «  à part » et forcément elle apportent leurs lots d’émotions qui restent gravés en toi et qui te donne la motivation de poursuivre ta passion !

Il y a trois semaines tu as vécu tes premiers mondiaux sur le circuit marathon. Comment s’est passé cette course ?

Une course incroyable avec beaucoup de spectateurs passionnés et reconnaissants de l’effort fourni ! Le parcours était hyper exigeant et le plateau présents étaient certainement le plus relevés de ces dernières années avec la présence de plusieurs coureurs du top 10 mondial en XCO. Ma performance a été une nouvelle fois très bonne (40ème à 22min sur 5h25min) mais c’est surtout la fierté d’avoir achevé une telle épreuve qui m’a réjoui, C’était un vrai challenge. J’ai eu aussi beaucoup de plaisir de partager cette expérience avec Emilien Barben et ses parents, qui m’ont été d’une grande aide pour les ravitaillements.

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Tu vas mettre un terme à ta saison lors du Roc d’Azur mais avant tu vas encore participer à l’Epic Israël  avec ton frère Florian. Comment est venue cette idée ?

C’est justement mon frère qui m’a proposé de l’accompagner dans cette aventure ! Il est déjà présent depuis quelques jours sur place pour participer avant cet Epic Israël à 2 courses cross-country labellisée UCI (C1 et C2) en compagnie d’Arnaud Hertling et de Léo L’homme. Léo a déjà participé à cette épreuve il y a 2 ans en compagnie de Stauffer et il avait trouvé génial et super bien organisé. C’est aussi l’occasion aussi de découvrir un nouveau pays grâce au vélo.

Avec trois étapes entre 60km et 98km mais sur des parcours plutôt accidentés, qui va être le plus avantagé ? Florian ou toi ? Comment est ce que vous vous êtes préparer pour cette course par équipe ?

Je pense que chacun aura des moments à son avantage ! Florian sera mon « booster » dans les parties techniques et j’espère l’emmener ou du moins l’accompagner au mieux dans les parties physiques. Plus globalement, notre niveau est assez similaire bien que nous évoluons dans 2 disciplines qui s’oppose. (XCO – XCM) Nous nous sommes pas préparés spécifiquement pour cette épreuve mais vu qu’elle intervient en fin de saison, on peut dire qu’elle tombe à pic. Notre complémentarité sera notre force !

Avec des coureurs comme Kulhavy au départ, quel va être votre objectif sur cette course ?

Nous espérons accrocher une belle place au classement final et qui permettrait à mon frangin de marquer de précieux point UCI. Florian est d’ailleurs en toute bonne forme actuellement, en atteste sa 6ème place dans la 2ème course UCI, samedi passé. Mais nous avons en priorité de profiter au maximum de cette opportunité de courir en binôme, les 2 au top niveau. Peut être la seul et unique fois !

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Urs Huber et Ariane Lüthi champions suisses comme à Evolène

Urs Huber remporte son quatrième titre de Champion Suisse de Bike Marathon lors de l’Iron Bike Race ainsi que sa sixième victoire au classement général de la Bike Marathon Classics Hansueli Stauffer et Konny Looser complète le podium. Chez les romands, Adrien Chenaux prend une belle cinquième place et termine la BMC à la troisième place. Ariane Lüthi devient championne suisse de marathon pour la troisième fois en s’imposant devant Esther Süss et Andrea Ming. Süss remporte les Bike Marathon Classics devant Janine Schneider et Andrea Ming.

Texte et photos: Martin Platter

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Urs Huber a tenu sa promesse et a remporté pour la cinquième fois la course Iron Bike Race, qui faisait à la fois office de Championnat Suisse de Marathon et de finale de la Bike Marathon Classics. Après s’être fracturé la clavicule à la mi-août lors des Eiger Bike Classics, le Mettmenstetter, 33 ans, a donc effectué un retour sur lequel personne n’aurait parié il y a encore quelques semaines. « Ma tactique a parfaitement fonctionné. Je m’attendais à pouvoir m’échapper à mi-course. Mais Stauffer a de nouveau comblé l’écart dans la descente.   On était de nouveau ensemble à Brunni. Mais j’avais remarqué qu’il avait de la peine à suivre le rythme en montée. C’est pourquoi j’ai attaqué à nouveau dans l’avant-dernière montée et je n’ai plus été inquiété jusqu’à l’arrivée », résume Huber.

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Penché sur le guidon, Stauffer a eu du mal à cacher sa déception une fois la ligne d’arrivée franchie. Pour lui, c’est déjà la troisième fois qu’il doit se contenter de la médaille d’argent lors des championnats suisses :  » J’ai passé une excellente journée et j’ai tout essayé pour gagner cette course. Mais Urs était juste un peu plus fort dans les montées. » Le vainqueur de l’an dernier et tenant du titre, Konny Looser, a terminé troisième : « Dans la montée vers Wisstannen, j’ai eu un passage à vide et j’ai dû laisser partir les meilleurs . Mais je me suis vite rendu compte qu’il y avait encore une médaille et j’ai tout donné. Cela a été payant. Bien sûr, j’aurais aimé défendre le titre. Mais après la longue saison avec les nombreuses courses, il n’y avait tout simplement plus rien à faire aujourd’hui », a expliqué le coureur d’Hinwiler. Martin Fanger a terminé quatrième devant Romand Adrien Chenaux, qui s’est ainsi assuré la troisième place au classement BMC.

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Dans la course féminine, la lutte pour le titre a été décidée dans les portions de descente, où Ariane Lüthi a pris plus de risques que la tenant du titre Esther Süss.  Vainqueur à l’arrivée, Lüthi n’a pas réussi à cacher ses émotions et a laissé couler ses larmes. « J’ai dû tout donner aujourd’hui. Esther court à un niveau incroyable depuis des années. C’est vraiment difficile de gagner contre elle. Surtout en descente, j’ai mis de la pression dès le début pour rattraper le temps perdu. Dans la longue descente du Spirstock, j’ai enfin pu me débarrasser d’elle », résume Lüthi en expliquant sa tactique. Elle a aussi pu bénéficier du soutien de son partenaire Frans Claes qui n’a couru que la distance moyenne pour l’aider au maximum dans sa préparation. La septuple championne SM Süss n’était pas enchantée de cette deuxième place au début, mais appréciait la performance de la gagnante du jour: « Ariane a couru de manière intelligente. J’ai dû faire un sacré boulot pour rester dans sa roue arrière en descente. Mais à un moment donné, c’est devenu trop risqué pour moi et j’ai dû les laisser partir. » Comme l’année dernière, Andrea Ming a gagné la médaille de bronze :  » J’ai toujours besoin d’environ deux heures pour m’échauffer. Après ça, c’est devenu de mieux en mieux. Bien sûr que je suis contente d’avoir pu remporter une nouvelle  médaille, parce que c’est ce que j’avais en tête. » 

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