1. Lauf der Bike Marathon Classics am Raid Evolenard, am Sonntag, 9. Juni 2024 in Evolene.
Foto Martin Platter

Andreas Seewald pulvérise le record du parcours du Raid Evolénard FMV

Avec le champion allemand Andreas Seewald et la leader de la Coupe du monde de marathon Vera Looser, ce sont les deux favoris qui ont remporté le Raid Evolénard. Seewald, qui avait déjà été sacré champion d’Europe sur ce parcours en 2021, a battu lors de sa course victorieuse le record du parcours établi par Johann Tschopp en 2015 de 4:53 minutes pour empocher au passage une prime de 4000 francs.

Le déroulement des courses hommes et femmes ont été sensiblement différents. Alors qu’Andreas Seewald s’est détaché dès la première montée vers « Chalet vieux » pour faire monter ensuite son avance sur les premiers poursuivants jusqu’à plus de dix minutes, Vera Looser a dû faire face à plus de résistance. La championne allemande du marathon Tanja Priller avait déclenché les hostilités pour former un premier trio de tête, dans lequel Looser n’avait pas pu trouver sa place. Mais alors que Priller a payé de ses efforts pour retomber à la huitième place au fil de la course, Looser est montée en puissance pour gagner finalement avec près de six minutes d’avance sur la Française Margot Moschetti et la championne suisse Irina Lützelschwab. Chez les hommes, le vainqueur de l’année dernière Martin Fanger a pris la deuxième place devant le Grison Fadri Barandun, qui a encore chuté dans la descente finale.

« J’ai pu profiter de mon expérience, car je connaissais le parcours depuis les Championnats d’Europe 2021, pour répartir mes force au mieux tout au long du parcour », a expliqué Seewald à l’arrivée. Il espérait toutefois ne pas devoir courir seul pendant toute la course. « J’ai été surpris de pouvoir me détacher aussi tôt, a déclaré l’ex-champion du monde et détenteur du record du parcours du Grand Raid, qui était déjà arrivé mardi pour s’entraîner sur le parcours. « Je ne garde que de bons souvenirs d’Evolène, notamment en ce qui concerne le Grand Raid. A partir d’ici, je me sens bien. Car c’est à partir d’ici que le Grand Raid commence à vraiment me convenir », a déclaré Seewald.

Martin Fanger impuissant

Interrogé sur son retard de dix minutes, Martin Fanger ne trouvait pas vraiment d’explication. Puis il a déclaré : « A la mi-course, j’ai effectivement juré intérieurement parce que l’écart avec Seewald ne cessait de croître et que je n’avais pas de point de repère. Au début, j’ai essayé de rester dans le coup, mais j’ai vite remarqué que je ne pouvais tout simplement pas. C’était comme David contre Goliath ». Fadri Barandun s’est montré très satisfait, puisqu’il a obtenu pour la première fois une place sur le podium au Raid Evolenard. Seule sa chute dans la descente finale aurait dû être évitée pour que la journée soit parfaite, a expliqué le Grison. Un court instant d’inattention a suffit pour que sa roue avant glisse et qu’il atterrisse brutalement sur le sol.

1. Lauf der Bike Marathon Classics am Raid Evolenard, am Sonntag, 9. Juni 2024 in Evolene. Foto Martin Platter

Looser a su rester patiente

Vera Looser a rapidement compris qu’il ne servait à rien de suivre un rythme trop élevé en début de la course. « Je savais que je ne pourrais pas tenir 3000 mètres de dénivelé. Et je savais aussi que les autres qui roulaient devant ne le pouvaient pas non plus », a expliqué Looser avec un sourire en coin. A la fin de la montée à L’Etoile, elle avait pu revenir sur le groupe de tête. « A partir de là, j’ai roulé à mon propre rythme».

« L’entraînement avec Arnaud Rapillard sur le parcours a porté ses fruits », a déclaré Margot Moschetti, qui a terminé deuxième. Lors des championnats d’Europe de 2021, elle avait faibli sur la deuxième partie du parcours dans la montée vers « La Forclaz ». Elle a su aussi profiter de son expérience pour gérer ses forces plus intelligemment et est très satisfaite de son résultat.

La championne suisse Irina Lützelschwab semblait moins satisfaite, car elle a manqué de force sur ce parcours difficile : « J’ai été malade lors de la Coupe du monde à Nove Mesto. Je ne me suis pas encore totalement remise, et le Raid Evolénard, avec ses montées, n’est pas le terrain idéal pour retrouver la forme. Surtout quand, dès le début, on roule aussi vite qu’aujourd’hui ».

Un beau succès pour la Raiffeisen Kids Cup

Du côté de la Raiffeisen Kids Cup, le nouveau programme établi en collaboration avec la Fédération Cycliste Valaisanne a été un franc succès. Les nouveaux parcours plus techniques et en boucle autour de l’Hérens Arena ont donné pleinement satisfaction aussi bien aux coureurs qu’aux spectateurs

Le président du comité d’organisation, Stéphane Chevrier, dressait un bilan positif : « Une fois de plus, nous avons au final eu de la chance au niveau de la météo, mais c’est très positif de voir que malgré les mauvaises conditions annoncées on a tout de même réussi à attirer plus de 630 participants, en augmentation de 10% par rapport à l’année dernière « .

La prochaine course des Bike Marathon Classics aura lieu le 14 juillet lors du Summer Bike Marathon à Château d’Oex.

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Des femmes prêtes à voler la vedette aux hommes sur le Raid Evolénard FMV

Pour la première fois dans l’histoire du Raid Evolénard FMV, Les courses seront aussi passionnantes à suivre chez les femmes que chez les hommes ce dimanche à Evolène. Dans les deux catégories, de nombreux athlètes de haut niveau se sont inscrits à la course d’ouverture des Bike marathon Classics suisses.

L’impressionnant peloton féminin sera emmené par Vera Looser, actuelle leader du classement général de la coupe du monde, vainqueur aussi bien du Cape Epic que du Swiss Epic en 2024, et accessoirement épouse de l’ancien champion suisse de VTT marathon Konny Looser. Derrière la grande favorite namibienne, plusieurs autres femmes se disputent la victoire et les places sur le podium. On retrouvera notamment les trois médaillées des derniers championnats suisses, à savoir Irina Lützelschwab, Stefanie Zahno et Alessia Nay. La vice-championne d’Europe 2022, Janina Wüst, qui a réalisé un excellent début de saison avec notamment une quatrième place lors de la dernière manche de la coupe du monde aura une belle carte à jouer.  Alexandra Zürcher, vainqueur sortante de la Bike Marathon Classics sera également à suivre de près. Face à ces spécialistes de la discipline, la britannique Annabel Fisher, vainqueur de la coupe du monde de gravel 2023, tentera de venir jouer les trouble-fêtes sur un terrain plutôt technique qui ne devrait pas vraiment l’avantager !

Andrea Seewald de retour

Chez les hommes, l’ex-champion du monde allemand Andreas Seewald est le grand favori. Le détenteur du record du parcours du Grand Raid BCVS s’est déjà imposé avec brio sur le circuit exigeant du Raid Evolénard en 2021, lorsque l’épreuve accueillait les championnats d’Europe. Son adversaire le plus redoutable est Martin Fanger, qui s’était imposé l’année dernière au terme d’un beau duel avec le champion belge Frans Claes. Il était alors resté à 57 secondes d’un record du parcours qui vaut désormais 4000 CHF. Son objectif pour cette année est clair. En l’absence de Claes, malade, et avec un vainqueur du Bike-Marathon-Classics 2023, Hansueli Stauffer, qui revient tout juste de blessure, la nouvelle garde composée de Fadri Barandun, Andrin Beeli ou encore Micha Klötzli aura une belle opportunité pour tenter de décrocher un podium.  Le triple vainqueur de l’épreuve, Urs Huber, particulièrement motivé à briller sur un parcours qu’il affectionne, espère bien lui aussi jouer à nouveau les premiers rôles.

    Des options pour tout le monde
    Pour les vététistes moins entraînés, des parcours de 35 km et 24 km sont disponibles en plus de la catégorie reine de 62 km. Pour la deuxième fois cette année, les organisateurs ont également prévu une course pour les vélos électriques sur un parcours de 27 km. Le parcours est moins exigeant en termes de technique mais offre un panorama tout aussi somptueux.

    Un kids Coaching Day haut en couleur!

    Le programme du Raid Evolénard FMV débute dès le samedi avec un Kids Coaching Day aux couleurs des célèbres Bons Sirops Morand. A cette occasion, les enfants seront initiés aux secrets du VTT par les coureurs qui joueront les premiers rôles le dimanche, à commencer par Vera Looser, Andreas Seewald ou encore Urs Huber. Une occasion en or pour se préparer idéalement pour la Raiffeisen Kids Cup du dimanche qui se dérouleront sur des parcours entièrement revus en collaboration avec la Fédération Cycliste Valaisanne.

    Les inscriptions seront possibles sur place le samedi de 16h30 à 18h30 et le dimanche matin de 6h30 à 8h30.

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    Du nouveau pour les Kids au Raid Evolénard!

    En collaboration avec la Fédération Cycliste Valaisanne (FCVs), les organisateurs du Raid Evolénard ont entièrement revu les parcours de la Raiffeisen Kids Cup. Au programme, plus de fun, plus de spectacle, et des courses encore plus adaptées aux enfants de 4 à 14 ans. Le point avec Steve Morabito, l’initiateur de ce projet ! 

    Quel était ton but en initiant ces modifications des parcours enfant du Raid Evolénard?

    Nous sommes parti du constat que le Raid Evolénard est une course bien ancrée dans le calendrier Cross Country Marathon et chaque année une nombre important de jeunes sont présents. Notamment lors du KIDS COACHING DAY qui a lieu la veille de la course. Le nombre de jeunes membres de clubs valaisans ne cesse d’augmenter (767 jeunes de 5 à 20ans) et cette jeunesse a envie de courir. Par contre nous avons aussi constaté que nos jeunes ne sont pas assez préparé aux parcours techniquement exigeants des coupes suisses. D’où l’idée de travailler main dans la main entre la FCVs et les organisateurs de manifestation pour proposer des parcours intermédiaires & pour élever le niveau globale de la relève. Nous devons combler le retard pris sur la Suisse Allemande pou le Tessin.

    Comment est-ce que tu peux décrire en quelques mots le concept mis en place pour ces courses?

    Grâce aux conseils avisés d’Amaël Donnet, entraîneur de la relève à la FCVs, et à la précieuse collaboration avec le comité d’organisation, nous avons listé les points techniques. Ainsi le parcours des courses a été revu afin de maximiser le plaisir des enfants. Le nouveau tracé propose trois zones techniques, elle feront le bonheur de la relève sans être trop difficiles pour les apprentis vététistes.  La sécurité reste au cœur du concept. 

    Qu’est-ce qui attend les enfants dans les différentes zones techniques?

    A part pour les poussins.nes, où le parcours sera d’un kilomètre environ sans difficulté majeure, toutes les autres catégories commenceront par un tour de départ « start loop » de 2km qui permettra d’étirer le peloton. Ensuite la boucle technique de 2.3km environ sera à parcourir 1, 2, 3 ou 4 fois selon les catégories et comportera trois zones techniques, avec chacune leurs spécifités:

    • Zone 1 : le parcours du combattant: Situé sur le terrain d’anciens baraquements militaires, le parcours du combattant propose de petites montées et des descentes abruptes ainsi qu’un slalom zigzaguant entre les arbres.
    • Zone 2 : le mini-rock garden: Tout comme sur les circuits de la Coupe du Monde, un petit rock garden sera à franchir sur les abords de la Borgne.
    • Zone 3 : tout pour le show !: Située proche de l’arrivée et des spectateurs, cette zone offre deux options : un petit drop ou un sentier de contournement. Quel choix sera le plus rapide ?


    Comment les jeunes adeptes de VTT peuvent se préparer au mieux pour ces changements ?

    Le KIDS COACHING DAY du samedi est la préparation idéale. Accompagné d’experts du VTT, chaque enfant pourra apprivoiser les différentes zones techniques et bénéficier de précieux conseils. Les inscriptions peuvent se faire directement lors de l’inscription à la course, mais égaelment en remplissant le formulaire disponible sur la page internet des organisateurs. Le dimanche matin il sera également possible de rouler sur le parcours, il est conseiller d’aller le repérer afin de se sentir prêt au moment du départ. Il en va de même pour les jeunes ayant participer à la journée du samedi, car le terrain peut toujours évoluer.

    Où faudra-t-il être dimanche après midi pour profiter au mieux du spectacle proposé?

    La zone de départ-arrivée est l’endroit idéal pour assister au spectacle puisque la zone technique n°3 y est également présente et que les enfants vont passer dans l’arène à chaque tour. Les gradins de Hérens Arena seront donc clairement le meilleur endroit pour être au cœur de la manifestation. En deuxième choix, la zone technique n°2 sera aussi intéressante à regarder.

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    Zahno et Stauffer s’imposent lors de la Bergibike

    Avec une large avance de 5:27 minutes, Hansueli Stauffer remporte pour la deuxième fois la Goupe e BerGiBike et devient ainsi le nouveau leader de la Bike Marathon Classics. L’Argovien Gian Andri Schmid a créé la surprise en prenant la deuxième place devant le Neuchâtelois Emilien Barben. Chez les femmes, Stefanie Zahno a triomphé à la surprise générale, devant Alexandra Zürcher et Ilona Chavaillaz

    Avec sa victoire, Hansueli Stauffer est peut-être celui qui s’est le plus surpris lui-même. Il déclarait peut après l’arrivée : « Les premiers kilomètres, j’avais encore les jambes assez lourdes et je ne faisais pas partie de la tête de la course. Ce n’est que dans la montée principale vers La Berra que je me suis senti mieux ». Au sommet les conditions étaient loin d’être idéales, avec du brouillard, du vent, de la pluie et des températures très basses. Des conditions qui ont pourtant fait les affaires de Stauffer dans la longue descente vers La Roche: « La pluie avait rendu la surface argileuse de la descente glissante et donc très exigeante en termes technique. J’adore ce genre de conditions ». Alors qu’Emilien Barben a d’abord enfilé une veste sur le point culminant, car il ne voulait pas avoir froid dans la descente, Stauffer a cherché à s’échapper seul et a pris 90 secondes d’avance jusqu’à La Roche. « Cette avance m’a donné des ailes. J’ai suivi mon rythme et j’étais vraiment dans le flow », s’est réjoui Stauffer à l’arrivée, qu’il a franchie en solo pour la deuxième fois après 2016. Avec 5:27 minutes d’avance sur le surprenant deuxième, Gian Andri Schmid, qui participait pour la première fois au BerGiBike.

    Schmid n’est pas un inconnu sur la scène du cyclisme. Le jeune homme de 23 ans occupe actuellement la deuxième place du classement national de la CIC on Swiss Bike Cup. « Je voulais déjà participer à un marathon l’année dernière, car j’avais remarqué que cela pourrait me convenir, compte tenu de mes performances », explique le jeune homme de Seon. Mais cela ne s’est pas fait. A propos du BerGiBike, l’Argovien a déclaré : « La course s’est parfaitement déroulée pour moi. Mais je n’avais rien à perdre non plus. J’ai simplement foncé, sans expérience de ce que je pouvais ressentir après trois heures ». De plus, il ne connaissait pas le parcours et a même dû laisser partir les deux coureurs de tête à un moment donné. « Mais j’ai pu regagner du temps dans les descentes et j’ai ensuite roulé avec Emilien Barben jusqu’au Gibloux ». C’est là que Barben a finalement dû laisser partir Schmid vers la deuxième place.

    Le Romand ne s’est toutefois pas montré déçu. « Au moins une place sur le podium », s’est consolé Barben qui, comme Stauffer, aurait eu des chances de porter le maillot de leader du Bike Marathon Classics. Dans les descentes, le Neuchâtelois n’a toutefois pas voulu prendre tous les risques comme ses deux compagnons de route. 

    Les nouveaux leader de la Bike Marathon Classics , le dimanche. 18 juin 2023 à Evolène. Photo Martin Platter

    Chez les femmes, Stefanie Zahno a triomphé pour la première fois devant Alexandra Zürcher-Lehmann et Ilona Chavaillaz. Pour la coureuse Haut-Valaisanne c’est une première victoire sur le circuit de la Bike Marathon Classics, qui lui permet également de prendre le maillot de leader de la série: « la course s’est passée de manière idéale pour moi. Dès le début, j’avais de très bonnes jambes. J’ai commencé par suivre le rythme de Ilona dans la première montée. Au passage de la Berra j’ai réussi à faire une petite différence que j’ai réussi à accentuer jusqu’à l’arrivée! ».

    Bike Marathon Classics-Auftakt am Raid Evolenard, am Sonntag. 18. Juni 2023 in Evolene.
Foto Martin Platter

    Doublé du Team Papival Scott Grand Raid BCVs lors du Raid Evolénard

    Malgré forte concurrence, le Team Papival signe le doublé sur le Raid Evolénard. Chez les hommes, le vainqueur de l’année dernière, Martin Fanger, remporte pour la deuxième fois le Raid Evolenard FMV après un duel acharné avec le champion belge Frans Claes, qui termine deuxième. Marc Stutzmann se classe troisième. Chez les femmes, c’est la Française Estelle Morel, deuxième aux championnats d’Europe, qui s’impose devant l’Allemande Bettina Janas, vainqueur du Swiss Epic, et Alexandra Zürcher. 

    Peu après le départ, un trio composé des favoris Martin Fanger, Frans Claes et Marc Stutzmann parvient à s’échapper et à augmenter progressivement son avance sur le reste des coureurs. Alors que dans la deuxième boucle, Stutzmann a du laisser partir ses deux adversaires dans la montée vers La Forclaz, le champion blege Claes a choisi lui d’accélèrer le rythme dans les derniers kilomètres de la dernière montée vers Béplan, pour parvenir à creuser un écart sur Fanger lors du passage au point culminant. Le champion belge était bien décidé à battre le record du parcours établi par Johann Tschopp en 2015 : 3h10’20 ».

    Franz Cleas avait pu lâcher Martin Fanger dans la montée finale avant de se faire reprendre dans la descente. Foto Martin Platter

    Mais c’était sans compter sur Martin Fanger. Grâce à un choix de ligne plus direct et à une prise de risque accrue dans la descente finale, Fanger parvient à rattraper et à dépasser Claes pour remporter pour la deuxième fois le Raid Evolenard FMV. Il rate toutefois le record du parcours d’une minute.  « Frans a été très fort aujourd’hui et a même réussi à me distancer légèrement dans la montée. En revanche, j’avais la ligne la plus rapide en descente », a résumé Fanger. Claes était moins heureux : « J’avais de superbes jambes et j’ai perdu la course en descente. Cela m’énerve un peu ». Marc Stutzmann a manqué de force sur la deuxième moitié du parcours : « Au début, je me sentais bien. Mais ensuite, pour des raisons inexplicables, je n’ai plus pu suivre le rythme de mes deux compagnons de route. J’ai tout de même pu assurer la troisième place à l’arrivée », a résumé Stutzmann.

    Bettina Janas était la seule a suivre le rythme de Morel dans la première montée. 18. Juni 2023 ä Evolene. Photo Martin Platter

    Chez les femmes, Estelle Morel a tenu son rôle de favorite. A la place d’Irina Lützelschwab, qui s’est désistée, Bettina Janas a suivi le rythme de Morel pendant un certain temps. Au premier point culminant sur L`Etoile, Morel était déjà seule en tête avec 90 secondes d`avance. Sur la ligne d’arrivée, l’écart se montait à plus de six minutes. Morel s’est montrée satisfaite : « Après le bon résultat aux CE, je m’attendais à gagner ici ». Bettina Janas déclarait de son côté : « Je connaissais certes le parcours pour l’avoir déjà parcouru. Mais c’est quand même à chaque fois étonnamment dur – même si j’aime bien quand les montées sont raides et que les descentes sont techniques. Mon ambition était de rester le plus longtemps possible avec Estelle et de rouler ensuite à mon propre rythme. Cela a plutôt bien fonctionné ». Alexandra Zürcher a été la troisième femme la plus rapide à franchir la ligne d’arrivée dans les arènes d’Evolene.

    Les nouveaux leader de la Bike Marathon Classics , le dimanche. 18 juin 2023 à Evolène. Photo Martin Platter

    Le co-président du comité d’organisation, Stéphane Chevrier, a également tiré un bilan positif : « Avec près de 650 participants durant le weekend et une participation de haut niveau sur le parcours marathon, la course continue à gagner en attractivité. Les championnats suisses qui se profilent l’année prochaine vont nous permettre de continuer sur cette lancée. Et les retours des populaires étaient aussi très positifs, ce qui nous réjouit beaucoup »

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    Une fantastique édition du Raid Evolénard en perspective!

    Avec le vainqueur en titre Martin Fanger, le champion suisse Konny Looser, les expérimentés bernois Marc Stutzmann et Hansueli Stauffer, les solides romands Emilien Barben, Arnaud Rapillard et Adrien Chenaux ainsi que le champion belge Frans Claes, la course d’ouverture des Bike Marathon Classics au Raid Evolenard FMV présente un plateau de choix. Chez les femmes, on s’attend à une lutte pour la victoire entre la Française Estelle Morel, deuxième aux championnats d’Europe, et Irina Lützelschwab, troisième.

    La longue trêve hivernale de la plus importante série de courses longue distance de Suisse, la Bike Marathon Classics, prendra fin dimanche prochain avec le Raid Evolénard FMV qui ouvrira la série pour la première fois. A quelques exceptions près, c’est toute l’élite suisse du VTT marathon qui sera présente sur la ligne de départ. En tête, le vainqueur de l’année dernière Martin Fanger, qui vise cette fois encore la victoire à Evolène. Avec une huitième place obtenue le week-end dernier lors des championnats d’Europe de VTT marathon à Laissac (Fr), l’Obwaldien vivant à Genève a été le meilleur représentant Suisse lors de cette compétition. Il était suivi par le champion belge Frans Claes, devant Marc Stutzmann et Hansueli Stauffer. Adrien Chenaux, le talentueux grimpeur qui a remporté le Raid Evolènard FMV en 2017 sera de retour sur la ligne de départ après quelques années de pause.

    Chez les femmes, Estelle Morel est clairement la favorite. La Française a remporté le week-end dernier la médaille d’argent aux championnats d’Europe, devant l’Argovienne Irina Lützelschwab, qui a décroché le bronze. Carmen Zaugg, qui a fêté son premier triomphe en Bike-Marathon-Classics l’année dernière à Evolène, peut également prétendre à une place sur le podium. Elle devra toutefois se méfier de Greete Steinburg, la championne estonienne qui s’était imposée à Evolène en 2019 et de l’allemande Bettina Janas vainqueur en titre du Swiss-Epic. 

    Avec des conditions météo idéales et autant de coureurs de premier plan aussi bien chez les hommes que chez les femmes, les records établis par Johann Tschopp et Esther Süss en 2015 risquent bien de tomber ! Pour les coureurs moins entraînés, des parcours de 35km et 24km seront également à disposition. Pour la première fois cette année les organisateurs ont également prévu une course en e-bike sur un parcours de 27km, moins technique et accessible à tout le monde. 

    Le programme du Raid Evolénard FMV débutera le samedi déjà avec le Kids Coaching Day. Les enfants seront initiés aux secrets du VTT par des coureurs de renom comme Ariane Lüthi, Frans Claes, Steve Morabito, Arnaud Rapillard et Stefanie Zahno. De quoi être parfaitement préparé pour la Raiffeisen Kids cup du lendemain, parrainée cette année par la championne de ski Mélanie Meillard. Les inscriptions seront ouvertes sur place le samedi de 16h30 à 18h30 et le dimanche matin de 6h30 à 8h30. 

    Les courses du Bike Marthon Classics 2023
    #1 Raid Evolénard, dimanche 18 juin 2023, Evolène
    #2 BerGiBike, dimanche 2 juillet 2023, Bulle
    #3 Summer Bike, 16 juillet 2023, Château-d`Oex
    #4 Eiger Bike Challenge, samedi 12 août 2023, Grindelwald
    #5 Grand Raid, samedi 19 août, Verbier – Grimentz
    #6 BikeSide MTB Festival, dimanche 24 septembre 2022, Einsiedeln

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    De nouveaux défis pour Ariane Lüthi !

    En raison de problèmes de santé, Ariane Lüthi a récemment mis un terme à sa carrière. La spécialiste du marathon, qui possède l’un des meilleurs palmarès au monde, revient avec nous sur sa carrière et nous parle de ses nouveaux projets à quelques jours du Raid Evolénard, où elle coachera la relève le 17 juin et assistera à la course des adultes le 18 juin.

    Tu viens de mettre un terme à ta carrière après quelques mois difficiles, durant lesquels tu as dû faire face à des problèmes de santé. Peux-tu nous en dire un peu plus à ce sujet ? Que s’est-il passé et comment en es-tu arrivé à cette décision ?

    Après avoir contracté le virus Covid lors de la Cape Epic 2022, je ne me suis jamais senti complètement rétablie et j’ai lutté contre une fatigue chronique. J’avais des problèmes de sommeil, j’étais beaucoup plus fatiguée que d’habitude et je me sentais sans énergie pendant plusieurs jours lorsque je me déplaçais en dehors de ma zone de confort. Avant, je m’entraînais presque 20 heures par semaine, mais depuis juin dernier, j’arrivais à peine à faire 5 heures d’entraînement très léger. Pendant de nombreuses semaines, je n’ai pas du tout roulé parce que je me sentais trop fatiguée ou parce que j’étais à nouveau malade. En décembre, je suis partie en camp d’entraînement en Espagne, où j’espérais retrouver un peu de condition physique. Au lieu de cela, j’ai eu une mauvaise infection dentaire et je suis resté alitée pendant une semaine. Mon système immunitaire n’était tout simplement pas assez fort pour faire face à tout ce stress. Ensuite, j’ai dû me rendre à l’évidence : je ne retrouverai pas la forme avant l’été 2023. En même temps, j’étais assez occupée avec notre équipe Pump for Peace Racing, que j’ai fondée en 2022 avec Claudio Caluori. J’avais le sentiment qu’il était beaucoup plus important de mettre mon énergie dans ce projet. Il me tient à cœur d’aider ces coureurs qui ont encore une carrière bien plus longue devant eux, plutôt que d’essayer de retrouver la forme moi-même pour peut-être gagner une autre course. Maintenant que je ne suis toujours pas complètement rétablie et que, malgré mes efforts, je suis toujours terriblement inapte, je sais que c’était une décision très difficile mais juste de mettre fin à ma carrière.

    Tu as l’un des palmarès les plus impressionnants dans la discipline du marathon, avec une victoire record au Cape Epic, des médailles aux championnats d’Europe et du monde et de nombreux titres suisses. Quels sont les succès dont tu es le plus fier ?

    La médaille de bronze aux Championnats du monde de marathon 2020 en Turquie est clairement ma priorité. J’étais dans la forme de ma vie et je n’ai jamais autant cru en moi que là-bas. Remporter une médaille aux championnats du monde était un objectif pour lequel je travaillais depuis 10 ans – et tout s’est finalement mis en place. Le sentiment que j’ai ressenti est tout simplement indescriptible.
    Au-delà des résultats en course, je suis surtout fier de l’évolution mentale que j’ai connue au cours des 12 années où j’ai couru professionnellement. Avant, j’étais incroyablement nerveux avant chaque course et je me battais plus contre moi-même que contre mes concurrents. La nuit précédant mon premier Cape Epic en 2011, je n’ai pas du tout dormi parce que j’ai vomi toute la nuit – à cause du stress, pas à cause d’une indigestion. Avant, j’étais une épave avant cette course et le championnat du monde. Je suis content d’avoir évolué de ce point de vue et d’avoir pu courir mes dernières années avec beaucoup plus de plaisir et non plus dans la peur.

    Une autre chose sur laquelle je reviens avec le sourire, c’est ma participation aux progrès vers plus d’égalité et d’équité dans le marathon. Avec la Cyclists Alliance, un syndicat de coureurs, nous avons fait campagne pour un départ séparé pour les femmes dans les courses de marathon et pour une règle de non-drafting entre les catégories. Le départ séparé est désormais inscrit dans le règlement de l’UCI. La règle de non-drafting n’est pas encore en vigueur, mais la nouvelle coupe du monde UCI XCM n’autorise plus le drafting entre hommes et femmes, ce qui est à mon avis une grande réussite pour des courses plus équitables.

    Tu continueras à être active dans le monde du VTT, en tant que membre de la direction de l’équipe Pump For Peace. Quel est le concept derrière cette équipe et quel rôle y joues-tu ?

    Pump for Peace est une organisation à but non lucratif créée par l’entreprise de construction de pumptracks Velosolutions. Elle a pour objectif de rendre le cyclisme plus accessible à tous, partout dans le monde, en construisant des pumptracks dans des régions défavorisées. Avec Claudio Caluori, fondateur de Pump for Peace et Velosolutions et ancien professionnel de DH, nous avons créé l’équipe en 2022 pour soutenir la vététiste iranienne Faranak Partoazar afin qu’elle puisse participer aux coupes du monde de XCO et avoir une chance de se qualifier pour les Jeux olympiques de Paris. Claudio avait depuis longtemps l’intention de créer un jour une équipe Pump for Peace pour soutenir les coureurs issus de milieux difficiles. Quand je l’ai appelé pour aider Faranak, il a tout de suite accepté. Nous avons intégré Tumelo Makae du Lesotho, qui ont pratiquement grandi à côté du premier pumptrack de Pump for Peace à Rome, afin d’avoir suffisamment de points UCI et de coureurs pour en faire une équipe de VTT enregistrée auprès de l’UCI. Pour 2023, nous avons réussi à attirer d’autres sponsors, ce qui nous a permis d’intégrer dans l’équipe un jeune talent sud-africain, Unathi Nxumalo, qui a grandi dans un township d’Afrique du Sud. Avec Andrea Raemy, qui a travaillé pour Pump for Peace au cours des premières années, je dirige désormais l’équipe. J’essaie bien sûr de transmettre mon expérience d’ancienne professionnelle aux coureurs, mais chaque coureur a toujours son propre coach personnel. Alors qu’Andrea est très occupée à s’occuper des visas, ce qui représente un gros effort pour nos coureurs, et à réserver tous les vols et l’hébergement, je suis responsable de l’équipement des coureurs et travaille donc en étroite collaboration avec nos sponsors. Mais la partie la plus excitante est de soutenir les coureurs pendant les courses. Je me sens très privilégiée de travailler avec ces athlètes talentueux, mais très humbles et reconnaissants, qui sont les leaders du sport dans leurs communautés et qui inspirent la prochaine génération à rêver plus grand et à adopter un mode de vie sain. En tant qu’équipe, nous voulons contribuer à rendre le sport plus diversifié. Pour y parvenir, nous aidons nos coureurs à devenir des modèles et, ensemble, nous faisons tomber les barrières, non seulement pour eux, mais aussi pour ceux qui veulent suivre leur chemin.

    Le 17 juin, tu seras à nouveau présente à Evolène pour inspirer la relève lors de notre traditionnel Kids Coaching Day. Qu’est-ce qui te motive à participer à cette action ?

    Tout d’abord, je trouve que c’est une excellente initiative de votre part, les organisateurs, de réunir les (anciens) professionnels et les futurs coureurs potentiels, que je suis très heureuse de soutenir. J’ai enseigné la natation à des enfants pendant de nombreuses années pour financer mes études de sport. Je suis définitivement toujours meilleur professeur de natation qu’entraîneur de VTT. Mais j’ai hâte de montrer aux enfants, je l’espère, à quel point il est amusant de faire du vélo tout-terrain.

    Foto Martin Platter

    Le 18 juin, tu suivras la course des femmes sur ton vélo électrique et tu réaliseras des vidéos en direct pour que les fans de VTT puissent vivre le Raid Evolénard de l’intérieur. Avec un peloton fort, il est possible que le temps établi par Esther Süss en 2015 soit enfin battu. Que penses-tu de cette nouvelle génération de coureuses et as-tu déjà un pronostic basé sur les coureuses déjà inscrites et le profil de la course ?

    C’est très agréable de voir autant de femmes de ce niveau, venant de nombreux pays différents, s’affronter à Evolène. Ce sera une course très passionnante. La nouvelle génération a généralement commencé ce sport à un âge plus jeune que moi ou Esther et est donc beaucoup plus expérimentée. Je suis heureuse de voir que le peloton féminin s’agrandit, mais je pense qu’il devrait croître plus rapidement. Il y a encore trop peu de possibilités pour les femmes de participer à des marathons professionnels. Mais j’espère que les nouvelles UCI World Series, dont fait partie le XCM, conduiront à plus d’investissements dans cette discipline.
    Du point de vue suisse, Janina Wüst et Irina Lützelschwab sont très bien placées pour remporter la course, mais la Française Estelle Morel, qui a déjà gagné le Grand Raid, et l’Allemande Bettina Janas, championne du Swiss Epic, sont également de très fortes grimpeuses et leur donneront du fil à retordre. Sans oublier Greete Steinberg d’Estonie, qui a déjà gagné à Evolène.

    2022 - SBM_WEB-65

    La Bike Marathon Classics se tourne vers la Suisse Romande

    La prochaine édition de la Bike Marathon classics réserve quelques surprises. Sans l’Ortler Bike Marathon mais avec la Summer Bike Marathon, la série revient complètement sur sol hélvetique et se renforce en Suisse Romande. Une belle occasion pour les coureurs romands de participer à une série qui faisait d’habitude la part belle aux destinations suisses allemandes. 

     

    En l’absence de l’Ortler Bike Marathon, dont l’avenir est incertain, le coup d’envoi de la série sera donné le 18 juin lors du Raid Evolénard. L’étape valaisanne sera suivie le 2 juillet par la Bergibike et ses magnifiques parcours au travers de la Gruyère. Le Summer Bike marathon, nouveau venu dans la série, accueillera les coureurs les 15 et 16 juillet dans la région de Château d’Oex sur des parcours de 83km, 47km et 28km.

    Après ces trois étapes en terre romande, la série se tournera vers la suisse allemande, avec tout d’abord la traditionelle étape bernoise lors de l’Eiger Bike Marathon qui aura lieu les 12 et 13 août du côté de Grindelwald. 
    L’incertitude est encore de mise pour l’O-Tour, toujours à la recherche d’un nouveau comité suite à la démission de Marion Imfeld, qui a présidé aux destinées de la course ces vingt dernières années.

    Une chose est sûre, la série se terminera entre le 22 et le 24 septembre dans le cadre de l’Ironbike à Einsiedeln, une course aux accents de Bike Festival, qui viendra cette année avec de nombreuses nouveautés!

    Pour rester au courant de toutes les nouveautés concerant la série, une solution, continuer à nous suivre sur les réseaux sociaux et sur notre site web!

    24. Eiger Bike Challenge am Samstag, 13. August 2022 in Grindelwald.
Foto Martin Platter

    Le leader de la Classics Martin Fanger empêche le 9e triomphe d’Urs Huber à l’Eiger Bike

    Le duel épique entre Martin Fanger et Urs Huber s’est à nouveau terminé en faveur de Fanger dans les derniers mètres de l’Eiger Bike Challenge. Le Bernois Hansueli Stauffer se classe troisième. Chez les femmes, la Française Estelle Morel s’impose pour la première fois devant Esther Süss, qui devient ainsi la nouvelle leader du Bike Marathon Classics. Alexandra Zürcher se classe troisième.

    Par Martin Platter

    Pas de place pour une mise en route tranquille lors de l’Eiger Bike Challenge cette année : dès les premiers kilomètres, les deux coureurs de l’équipe Bulls, Hansueli Stauffer et Urs Huber ont imposé un rythme tellement élevé qu’à la sortie du village de Gindelwald plus que cinq coureurs faisaient partie du groupe de tête. Et bientôt, seul le leader de la Bike Marathon Classics, Martin Fanger, parvenait à les suivre. Le trio ne s’est fait aucun cadeau tout au long des 82 kilomètres. Ce n’est que dans la dernière montée vers l’arrivée sur la Bärplatz à Grindelwald que la décision est tombée. Fanger s’est imposé au bout du suspense devant un Urs Huber qui a tout tenté en cours de route pour lâcher son adversaire, sans succès. Troisième, Hansueli Stauffer se montrait satisfait de son résultat.

    A la question de savoir ce qu’Huber ferait différemment la prochaine fois, le Zurichois répondait : « Je ne sais pas. J’ai attaqué trois fois dans la montée vers la Petite Scheidegg et je n’ai pas réussi à m’échapper. A partir de là, je savais que le final serait dur ». Il a ensuite pris beaucoup de risques dans la descente qui le ramenait à Grindelwald – et a effectivement réussi à prendre quelques secondes d’avance. Mais Fanger a pu rétablir le contact juste au moment d’aborder la montée finale. « Un kilomètre avant l’arrivée, à un endroit où j’avais pu lâcher deux autres concurrents lors d’éditions précédentes, j’ai encore essayé de m’échapper », récapitule Huber. Mais Fanger s’est accroché et pour finalement placer un contre et maintenir un écart décisif jusque sur la ligne d’arrivée.

    « Quand Urs s’est légèrement détaché dans la première partie de la dernière descente sur une route de gravier, j’ai pensé un moment qu’il avait gagné. Mais je n’ai pas abandonné et je me suis concentré sur la descente. Tout à coup, il est revenu dans le champ de vision », s’est réjoui Martin Fanger. Hansueli Stauffer s’est également montré satisfait : « J’avais de très bonnes jambes aujourd’hui. Mais Martin et Urs étaient tout simplement plus forts. La troisième place me convient, car je n’ai pas encore eu de résultats probants cette saison. La course d’aujourd’hui m’a montré que ma forme s’améliore à nouveau ».

    24. Eiger Bike Challenge am Samstag, 13. August 2022 in Grindelwald. Foto Martin Platter

    Un doublé pour le team Papival Scott Grand Raid BCVs

    Chez les femmes, la Française Estelle Morel, qui prenait le départ pour la première fois à Grindelwald a dominé les débats de bout en bout : « C’était dur ! Des montées très longues et parfois très raides. Mais j’ai trouvé un bon rythme ». Esther Süss, qui a terminé deuxième, a passé la ligne d’arrivée en secouant la tête: « J’ai d’abord eu des crampes, puis mes pieds ont commencé à me faire mal. Je n’ai donc plus pu attaquer dans les descentes J’ai dû ralentir le rythme, car en étant debout sur les pédales on ne peut pas soulager les pieds. C’était un cercle vicieux ». Dans ces conditions, elle se satisfaisait de sa deuxième place, d’autant plus que ce résultat lui permet de prendre la tête de la Bike Marathon Classics.

    24. Eiger Bike Challenge am Samstag, 13. August 2022 in Grindelwald. Foto Martin Platter

    Alexandra Zürcher, qui complétait le podium, souffrait encore d’une contusion aux côtes contractée lors d’une chute survenue il y a deux semaines: « J’ai volontairement réduit les risques dans la descente et j’ai donc perdu le contact avec Esther. En fait, j’avais encore de bonnes jambes, mais aujourd’hui, je n’ai pas pu faire mieux. Je suis contente de ma troisième place ».

    Dans la catégorie Fun, Tobias Lüthi a déjà remporté sa troisième victoire et compte déjà une avance irratrappable à deux courses de la fin.

    Sur la moyenne distance, Irina Lützelschwab et Emilien Barben ont gagné. Peter Andres et Alexandra Musy restent les leaders de la Classics.

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    Konny Looser et Steffi Häberlin remportent leur deuxième titre de champion suisse

    C’est dans un final haletant que le Zürichois Konny Looser a remporté son deuxième titre de champion Suisse de VTT marathon devant Urs Huber et Martin Fanger. Chez les dames, Steffi Häberlin a remporté le titre avec une nette avance sur Irina Lützelschwab et Janina Wüst. Les leaders du Bike Marathon Classics restent Martin Fanger, troisième, et Carmen Zaugg, septième.

    Le dernier kilomètre de la BerGiBike, qui accueillait cette année le championnat suisse de VTT marathon, a été très mouvementé et a vu tous les prétendants au titre tenter leur chance. Les deux principaux obstacles sur les 79 km entre Fribourg et Bulle – La Berra et Le Gibloux – n’ont pas permis de faire la sélection souhaitée. Les 20 km de plat jusqu’à l’arrivée à Bulle a permis à un groupe plus important de se former, avec tous les favoris. Urs Huber, Martin Fanger, Konny Looser, Marc Stutzmann, Casey South et Andrin Beeli se sont alors livré à une course tactique pour se placer de manière optimale pour le sprint final. Mais dans les derniers virages, seuls Huber, Looser et Fanger ont pu se maintenir en tête. C’est finalement Looser qui a tenu le mieux la distance, et qui a su prendre le plus de risques, pour finalement devancer Huber d’une largeur de pneu sur la ligne d’arrivée. 

    Un titre attendu pour Looser

    Au moment de passer à l’interview, le nouveau champion Suisse déclarait : « L’arrivée était très difficile. J’avais mémorisé à l’avance deux endroits où je voulais me placer en tête en cas d’arrivée au sprint. Mais ça n’a pas fonctionné. Par contre j’ai pu saisir ma chance dans le dernier virage, quand Urs a laisser un espace. J’ai ainsi pu le dépasser sur la ligne d’arrivée ». Looser a senti dès le matin que cette journée pourrait être la sienne.  Une semaine plus tôt, c’est également au sprint que le Zurichois de 33 ans, originaire de l’Oberland, avait remporté le marathon de Singen, qui présente un profil similaire: « Ce titre signifie infiniment plus pour moi que celui que j’avais obtenu il y a cinq ans. Si ce premier titre m’avait plutôt surpris, je voulais absolument remporter celui-là aujourd’hui. Le parcours du BerGiBike me plaît énormément, car il est taillé sur mesure pour moi. À la fin, tout s’est aussi parfaitement déroulé pour moi. Cela me fait vraiment plaisir ».

    Urs Huber (2eme) Konny Looser (1er) nouveau champion suisse, lors de l’arrivee de la 10 eme edition de la BerGiBike 2022 comptant pour le championnat suisse de VTT Marathon, ce dimanche 3 juillet 2022, a Bulle. (Bastien Gallay / GallayPhoto)

    Urs Huber, coiffé au poteau

    A l’arrivée, Urs Huber était avant tout énervé contre lui-même : « Je ne sais pas ce que j’ai fait faux dans les derniers mètres. Jusqu’à ce que Konny me dépasse, ma tactique était la bonne ». Selon lui, la course a été très serrée en tête tout au long de la course : « A La Berra, j’ai mis la pression pour la première fois, mais tout le monde a pu suivre ». Au Gibloux, même scenario. Huber se sentait bien, mais il n’a pas pu s’échapper. Lorsqu’il a placé une nouvelle attaque, Stutzmann et Looser ont suivi alors que Fanger, South et Beeli ont ont pu revenir par la suite. C’est finalement le virage à 800 mètres de l’arrivée qui devait finalement s’avérer décisif. Stutzmann est passé devant, puis Looser. Huber a pu les dépasser tous les deux et a abordé la dernière ligne droite en premier, croyant alors pouvoir décrocher un nouveau titre de champion Suisse, avant de voir Looser le passer sur la ligne. « Je suis le premier perdant, ce qui est très frustrant. J’ai raté les dix derniers mètres…”

    Urs Huber (2eme), Konny Looser (champion suisse), Martin Fanger (3eme), sur le podium lors de la 10 eme edition de la BerGiBike 2022 comptant pour le championnat suisse de VTT Marathon, ce dimanche 3 juillet 2022, a Bulle. (Bastien Gallay / GallayPhoto)

    Fanger battu mais toujours leader de la Bike Marathon Classics

    Martin Fanger, troisième, n’était pas non plus satisfait de l’issue de la course : « Je savais que Konny était très motivé pour le titre et j’avais également des chances de le remporter. Mais sur ce terrain d’arrivée, c’était tout simplement pas possible pour moi de faire mieux ».

    Häberlin, un niveau au dessus

    Chez les femmes, Steffi Häberlin a tenu son rôle de favorite. Sur le deuxième et dernier obstacle principal de la journée, Le Gibloux, la championne Suisse 2020 disposait déjà de plusieurs minutes d’avance. Comme lors de sa première victoire au National Park Bike Marathon, Häberlin n’a pas attendu pour distancer ces principales adversaire La médaillée de bronze de 2020, Irina Lützelschwab a le mieux résister pour prendre la deuxième place. Récente vice-championne d’Europe, Janina Wüst, a pris la troisième place. Championne Suisse en titre, Ariane Lüthi a déclaré forfait 24 heures avant le départ de la course.

    Irina Luetzelschwab (2eme), Steffi Haberlin (championne suisse), Janina Wust (3eme), podium lors de la 10 eme edition de la BerGiBike 2022 comptant pour le championnat suisse de VTT Marathon, ce dimanche 3 juillet 2022, a Bulle. (Bastien Gallay / GallayPhoto)