Pellaud s’attaquera au Raid Evolénard, sur les traces de Tschopp

Le Valaisan Simon Pellaud a passé un hiver chargé : désormais en mode « privateer », il gère sa carrière de A à Z, entre sponsors, calendrier, développement de vélos et des ambitions toujours aussi élevées sur le circuit Gravel. C’est entre deux avions qu’il a pris le temps de répondre à nos questions pour nous expliquer comment il compte continuer de jongler avec les disciplines sans jamais perdre de vue ses objectifs. Et nous confirmer qu’il sera bien au départ du Raid Evolénard le 21 juin prochain pour sa première participation au Championnat Suisse de VTT Marathon, avec l’ambition de mener la vie dure aux meilleurs sur les longues ascensions qui feront la décision dans la lutte pour le maillot à croix blanche…

Après trois saisons au sein de l’équipe Tudor Pro Cycling, tu viens d’annoncer la fin de cette aventure, alors même que tu avais réalisé l’une de tes plus belles saisons. Comment s’est prise cette décision ?

La décision s’est prise naturellement. J’ai reçu l’intérêt d’une grande marque de cycle qui m’a toujours attiré qui m’a proposé de gérer mon projet, de créer mon entreprise. Je n’ai pas hésité.

Dans la foulée de cette annonce, tu as dévoilé ton projet de continuer la compétition au sein de ta propre structure, avec le soutien de partenaires prestigieux comme Cervelo et Assos. Peux-tu nous en dire plus sur cette nouvelle organisation ?

Je suis maintenant un privateer, je gère tout de a à z. Mes marques, mon image, mon calendrier ma préparation,… il y a beaucoup à faire mais ça a toujours été un de mes rêves de carrière. Je ne pouvais pas laisser passer ça. En plus de ça, je participe au développement des nouveaux vélos, je touche à tout!

Quels sont les principaux avantages que t’offre cette indépendance ? Et est-ce que ce changement signifie la fin de ta carrière sur route, ou te reverra-t-on également dans cette discipline en 2026 ?

Cela ne change fondamentalement pas grand chose. Mon calendrier restera plus ou moins identique avec le LifeTime Grand Prix comme principal objectif de ma saison… tout en restant un “routier” et en utilisant quelques courses sur route pour arriver au sommet de ma forme en Gravel.

En 2025, tu as décroché la deuxième place du Lifetime Grand Prix, la série la plus relevée en « off-road biking » aux États-Unis, tout en remportant de nombreuses courses gravel à travers le monde. Quelles sont tes ambitions pour la saison à venir ?

J’ai de belles ambitions, je viserai une fois de plus les mêmes épreuves que l’an dernier en changeant un minimum mon calendrier pour découvrir de nouveaux events. Le niveau en Gravel augmente d’année en année il faut que je me dépèche d’en claquer 1-2 belles avant que ça ne soit trop tard!

Tu as débuté avec le VTT avant de passer sur route, puis au gravel. Sur le Lifetime Grand Prix, tu as démontré être aussi à l’aise en gravel qu’en VTT. Comment vis-tu cette polyvalence entre les disciplines ? Et face à un champion comme Keegan Swenson que tu côtoies régulièrement, quelles sont tes forces et les domaines où tu peux encore progresser ?

J’adore passer d’une discipline à l’autre! C’est génial et ça me permet de casser la routine! Keegan est un champion hors pair. Je ne me sens pas à sa hauteur mais je travaille dur pour y arriver et il est certainement un exemple dur à battre en face à face. J’espère continuer de m’améliorer techniquement pour me rapprocher des meilleurs.

La dernière fois qu’un ancien champion sur route a participé aux championnats suisses VTT marathon au Raid Evolénard, il est reparti avec le titre… Est-ce que le Raid Evolénard, avec ses longues montées et ses descentes relativement techniques est une course qui peut te convenir? Quels objectifs te fixes-tu pour le 21 juin prochain à Evolène ?

Je vois bien de qui tu veux parler! Je ne sais pas exactement qu’attendre de cette course mais pouvoir courir à la maison est dans tous les cas un grand avantage.

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